Les traces de médicaments dans l’eau restent faibles
Brève

Les traces de médicaments dans l’eau restent faibles

10.02.2011

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) publie un rapport présentant les premiers résultats d’une campagne nationale d’analyse des résidus de médicaments dans l’eau.

Réalisée de septembre 2009 à juin 2010 dans l’ensemble des départements français, cette campagne d’analyses englobe une sélection de sites de prélèvement représentant un quart de la population française ; 285 échantillons d’eaux « brutes » (superficielles ou souterraines avant traitement de potabilisation) et d’eaux traitées (prêtes à la consommation) ont été au total analysés en recherchant des traces de 45 molécules choisies sur la base d’une liste établie par l’ANSES et l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), représentatives des principales classes pharmacologiques de médicaments. Ces analyses ont porté sur des concentrations de molécules comprises entre 1 et 50 ng/L.

Concernant les eaux traitées, « sur les 45 molécules recherchées, 19 molécules ont été détectées au moins une fois, dont 14 à des teneurs supérieures à la limite de quantification. 75 % des échantillons ne contiennent aucune molécule quantifiable. Pour les 25 % d’échantillons positifs, les analyses révèlent généralement la présence simultanée d’une à quatre molécules », indique l’ANSES. Les molécules pharmacologiques les plus fréquemment détectées étant l’époxycarbamazépine, la carbamazépine, l’oxazépam et l’hydroxyibuprofène. Pour les eaux brutes, « environ 35 % des eaux brutes superficielles et 70 % des eaux brutes souterraines ne renferment aucune molécule à des teneurs supérieures à la limite de quantification. 30 molécules ont été détectées au moins une fois dont 16 à des teneurs supérieures à la limite de quantification », indique l’ANSES. Sans surprise, « les eaux brutes présentent généralement un plus grand nombre de molécules que les eaux traitées », précise l’agence qui conclut sur l’importance de développer de nouvelles méthodes analytiques pour affiner la recherche de résidus médicamenteux dans l’eau.

D. B.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

A Saint-Ouen, le dernier et vibrant hommage de François Hollande à l'hôpital public

hollande

« C'est probablement la dernière intervention que je fais sur la santé. » Ce mercredi, François Hollande s'est rendu à Saint-Ouen (Seine-Sai... Commenter

La FDA confirme le risque de réactivation de l'hépatite B après traitement contre l'hépatite C chez les patients coïnfectés

HEP C

S'appuyant sur une série de 29 patients, publiée le 25 avril dans les « Annals of Internal Medicine », le système de report des événements... Commenter

Campagne sauvage anti-IVG dans le métro parisien, la RATP porte plainte 

metro ivg

Dans la nuit de mardi à mercredi, des affiches anti-IVG ont été placées de manière illégale dans les emplacements réservés à la publicité à... Commenter

A découvrir
l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter