Deux études confirment le danger du bisphénol A
Brève

Deux études confirment le danger du bisphénol A

28.10.2010

Deux études apportent des arguments supplémentaires à ceux qui demandent l’interdiction du bisphénol A (BPA), pour l’instant seulement prohibé dans les biberons.

L’étude publiée dans « Fertility and Reproduction » (novembre) émane de l’équipe du Dr De-Kun Li (division de la recherche de Kaiser Permanente, Californie), qui travaille sur les effets du BPA chez les humains. Après avoir mis en évidence un lien entre taux élevés de BPA et dysfonctionnements sexuels, il montre, à partir de données recueillies chez 514 ouvriers chinois, que des teneurs élevées de BPA dans les urines multiplient par 3 le risque d’une baisse de concentration du sperme et de sa vitalité et par plus de 2 celui d’une mobilité moindre des spermatozoïdes.

Les travaux de chercheurs de l’INRA de Toulouse (unité Xénobiotiques), publiés dans « Chemosphere » (édition en ligne avancée du 27 octobre), indiquent, quant à eux, que le BPA peut constituer un danger non seulement par sa présence dans les aliments mais aussi par contact, puisqu’il peut pénétrer l’organisme par la peau. Le BPA est en effet présent dans une grande part des papiers thermiques utilisés pour les petits terminaux d’impression (reçus de cartes de crédit, tickets de caisse, etc.). Une équipe américaine avait rapporté en août dernier des niveaux résiduels de BPA plus importants dans l’organisme de caissières. Les chercheurs de l’INRA, en collaboration avec les Laboratoires Pierre Fabre, démontrent par des tests ex vivo sur des oreilles de porc, que le BPA traverse la barrière cutanée (les deux tiers de la dose déposée, quelle qu’elle soit). Les mêmes résultats sont obtenus avec des explants de peau humaine.

Ces travaux, souligne l’INRA, ouvrent de nouvelles perspectives dans l’évaluation du risque d’exposition aux perturbateurs endocriniens, et en particulier au BPA. Si la France a, en juin, prohibé les biberons au bisphénol A, le gouvernement a préféré reporter en 2011, « dans l’attente d’expertises robustes », le débat sur l’interdiction générale de ce composé chimique.

Quotimed.com, le 28/10/2010

R. C.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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