À Lyon, la chirurgie reconstructrice bénéficie de l’impression 3D

À Lyon, la chirurgie reconstructrice bénéficie de l’impression 3D

Guillaume Bouvy
| 01.07.2016
  • 3D

Dans une salle, on entend le bruit d’une imprimante. À y regarder de plus près, ce n’est pas du papier qu’elle contient, et l’encre est en plastique. Dans 3 h 30, une mandibule apparaîtra, ex nihilo.

Depuis deux ans, ce genre de scène est devenu fréquent au sein des HCL. Le Dr Jean-Thomas Bachelet, chirurgien en maxillo-facial et stomatologie à l’hôpital de la Croix-Rousse, se félicite de ce nouvel outil : « L’imprimante 3D constitue un gain en précision ainsi qu’un gain de temps en opératoire, en moyenne de 57 minutes. Le risque, de rejet notamment, est identique à une opération classique. » L’impression se fait à partir de scanner, afin d’obtenir un modèle en trois dimensions via le logiciel OsiriX. De là, une fois cette modélisation validée, l’impression est lancée, à partir d’un guide de coupe destiné ensuite à reconstruire le modèle. Les plaques sont alors envoyées en stérilisation, puis préconformée avant l’opération.

Une patiente opérée par reconstruction 3D a retrouvé toutes ses facultés

Comme l’indique le Dr Bachelet, les applications sont multiples : « Ces modèles peuvent être utilisés en cranioplastie en cas de défect osseux, dans ce cas-là nous sous-traitons pour réaliser une impression en titane. Le guide de coupe peut aussi servir à la reconstruction d’une malformation congénitale. Nous avons recours à l’impression 3D une fois tous les deux mois environ, car cet outil reste encore exceptionnel, essentiellement en raison de son coût », précise-t-il. Et pour cause, la pièce revient à 7 000 euros. Chaque opération de ce type puise dans un budget exceptionnel accordé par l’hôpital, et le plus souvent en chirurgie secondaire. Une patiente ayant subi une exophtalmie séquellaire maxillo-faciale suite à un accident de moto a pu témoigner de l’efficacité du procédé : « On m’avait dit que je serai morte ou paralysée ! », se souvient-elle. En l’observant, désormais rien ne montre pourtant une quelconque malformation ou handicap. « Les résultats sont très satisfaisants sur le plan de la santé, reste à développer le financement pour que l’outil se démocratise », conclut le chirurgien.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Temps de travail non respecté : les internes de Marseille mettent en demeure l'AP-HM

aphm

Le Syndicat autonome des internes des hôpitaux de Marseille (SAIHM) a sommé, ce lundi 16 janvier, l'Assistance publique-Hôpitaux de... 1

Légalisation du cannabis : non pour Valls et Montebourg, oui pour les autres candidats à la primaire à gauche

cannabis

Les sept candidats à la primaire de la gauche ont exprimé leurs diverses positions au sujet du cannabis lors du deuxième débat télévisé, le... Commenter

Pourquoi je refuse le tiers payant : le SML édite à son tour une affiche

sml

Le refus de la généralisation du tiers payant obligatoire continue d'inspirer les syndicats de médecins libéraux. Après l'affiche de la... Commenter

A découvrir

l'annuaire du-diu

GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter

imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter