Cancer du sein BRCA1: une piste pour la prévention avec un traitement de l'ostéoporose

Cancer du sein BRCA1: une piste pour la prévention avec un traitement de l'ostéoporose

Dr Irène Drogou
| 20.06.2016

Le dénosumab, indiqué dans le traitement de l'ostéoporose, pourrait se révéler efficace dans la prévention du cancer du sein chez les femmes porteuses de la mutation BRCA1, comme le suggère une étude publiée dans « Nature Medicine » et commentée dans une vidéo en ligne.

D'après des biopsies de patientes BRCA1, des chercheurs australiens du Walter and Eliza Institute ont mis en évidence que les cellules précancéreuses présentes chez les femmes BRCA1 portent le marqueur RANK. La voie de signalisation RANK pourrait être une cible en prévention, ce d'autant qu'il existe déjà des médicaments inhibiteurs de RANK utilisés en clinique, comme l'anticorps monoclonal dénosumab.

La voie de signalisation RANK

Le dénosumab, commercialisé sous les noms de Prolia et Xgeva, est indiqué dans le traitement de l'ostéoporose chez les sujets à risque (Prolia), femmes ménopausées et hommes traités par hormonothérapie, mais aussi dans la prévention des fractures chez des patients ayant un cancer solide avec métastases osseuses et dans le traitement des tumeurs osseuses à cellules géantes.

Après avoir identifié le marqueur RANK, l'équipe dirigée par les Prs Jane Visvader et Geoff Lindemann a voulu tester l'hypothèse selon laquelle des inhibiteurs de RANK pourraient bloquer le passage des cellules précancéreuses en cellules cancéreuses. Le test s'est révélé concluant à la fois in vitro sur des cultures tissulaires de femmes BRCA1 et dans un modèle animal.

Un essai clinique déjà en cours

« Nous pensons que cette stratégie pourrait retarder ou prévenir le cancer du sein chez les femmes porteuses de la mutation BRCA1, estime le Pr Lindeman. Un essai clinique a déjà commencé pour aller plus loin. » Peu d'options existent aujourd'hui en prévention chez ces femmes à haut risque, hormis l'option radicale et controversée de la mastectomie et/ou de l'ovariectomie.

Ces résultats sont le fruit de travaux fondamentaux sur les cellules souches du sein. « C'est en analysant précisément comment le tissu mammaire normal se développe, que l'on a pu pointer du doigt les cellules qui sont en cause dans la transformation cancéreuse, souligne le Pr Visvader. C'est génial de savoir que nous sommes peut-être sur la piste du Graal dans la recherche sur le cancer, en proposant un moyen de prévenir ce type de cancer chez les femmes à haut risque génétique. »

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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