La CRIIRAD met en garde contre des « pendentifs énergétiques » radioactifs en vente libre

La CRIIRAD met en garde contre des « pendentifs énergétiques » radioactifs en vente libre

11.12.2015

La commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité (CRIIRAD) a mis en garde les consommateurs jeudi 10 décembre concernant l’usage de pendentifs vendus sur Internet pour leurs propriétés énergétiques.

Ces objets sont fabriqués en Chine, et vendus sous différentes appellations (« pendentif énergétique », d’énergie « scalaire », ou « quantique »), ils seraient porteurs de nombreuses vertus parmi lesquelles l’augmentation de la vitalité, le traitement du stress, ou encore le renforcement immunitaire. Ils sont également destinés aux enfants, et s’achètent facilement sur Internet pour des prix variant de 20 à 50 euros.

La CRIIRAD confirme qu’il s’agit de matières radioactives

Selon les informations disponibles sur les sites de vente en ligne, la céramique qui les constitue provient d’une « lave volcanique » provenant du Japon, d’Islande ou du Brésil et a pour principale caractéristique d’émettre des « ions négatifs ».

Mais les mesures effectuées par la CRIIRAD sur différents modèles mettent en évidence une concentration anormalement élevée de produits radioactifs naturels dans ces pendentifs, confirmant qu’il s’agit bien de « matières radioactives ».

Rien ne met pourtant en garde le consommateur lors de l’achat de ces produits, et certaines notices précisent même que le pendentif n’émet pas de radiations.

Des risques de sarcomes cutanés

D’après les analyses de la CRIIRAD, les médaillons génèrent un flux de rayonnement dangereux pour les cellules radiosensibles de la couche basale de l’épiderme. Les mesures réalisées ont retrouvé des doses de rayonnement à la peau dépassant la dose réglementaire de 50 mSv/an, les plus actifs pouvant délivrer des doses allant jusqu’à 6 fois cette dose, et les vêtements ne protégeant suffisamment pas l’épiderme.

Cette exposition expose au risque de sarcome cutané, et des investigations supplémentaires sont nécessaires pour quantifier l’irradiation des organes situés à proximité du pendentif (poumons, seins, œsophage, mais aussi intestins, gonades ou vessie s’il est porté dans la poche).

De nombreux autres objets pourraient être concernés

La CRIIRAD a alerté la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes afin que toutes les mesures soient prises pour mettre fin à ces importations, parmi lesquelles l’identification et l’information des revendeurs, ce qui s’avère compliqué. Les modèles dérivés de ces pendentifs « émetteurs d’ions » sont en effet de plus en plus diversifiés (colliers, bracelets, lots de perles), ce qui les rend difficile à identifier.

Plus inquiétant, la CRIIRAD confirme la présence de radioactivité dans d’autres types d’objets, comme des autocollants dits « antiradiation » (à apposer aux téléphones portables ou appareils électroniques), ou encore des disques « à énergie quantique » utilisés pour traiter l’eau. De nombreux produits restent encore à tester, ceux en contact direct avec l’organisme étant traités en priorité. En attendant ces résultats, la CRIIRAD invite les consommateurs à la vigilance.

Ces données posent la question de la responsabilité des fabricants et des importateurs, mais également des contrôleurs, censés s’assurer que les produits importés sur le marché européen répondent aux normes sanitaires en vigueur, et une enquête est en cours au niveau européen.

Dr Clélia Delanoë
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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