Premier recours - La ville sous le signe du cancer

Premier recoursLa ville sous le signe du cancer

05.11.2015

  • Premier recours - La ville sous le signe du cancer-1
Près de 3 millions de personnes, en France, vivent avec ou après un cancer (2). Un chiffre qui impose une nouvelle organisation des soins et « une prise en charge globale de la personne, tenant compte de l’ensemble de ses besoins pour préserver la continuité et la qualité de vie pendant et après la maladie » (1).

L’étude « Unicancer : quelle prise en charge des cancers en 2020 ? », réalisée entre février et juin 2013, s’est attachée à définir les six tendances les plus structurantes pour les patients atteints de cancer à l’horizon 2020 ; trois d’entre elles conduisent les patients à sortir de l’hôpital. « La cancérologie traverse une révolution profonde, provoquée par l’arrivée de la médecine personnalisée, de nouvelles formes de chimiothérapie orale, du développement de l’ambulatoire » (2). Une révolution qui nécessite l’implication de tous les professionnels de santé du premier recours.

Ambulatoire, domicile

Déjà clairement plébiscité par le Gouvernement pour son intérêt médico-économique, le développement de la chirurgie ambulatoire devrait également concerner la cancérologie. La chirurgie ambulatoire représenterait ainsi, dans les prochaines années, 50 % de la chirurgie du cancer du sein, 15 % de la chirurgie des cancers de l’ovaire et 15 % de la chirurgie des cancers de la thyroïde, considère Unicancer. Dans le même temps, l’administration intraveineuse d’anticancéreux pourrait, elle aussi, être réalisée au domicile du patient tandis que les anticancéreux par voie orale continueraient leur progression pour concerner 50 % des traitements contre 25 % actuellement.
Une prise en charge ambulatoire qui impose d’améliorer la coordination ville / hôpital et les échanges d’informations entre les professionnels. En effet, comment médecins traitants, infirmiers et pharmaciens peuvent-ils accompagner leurs patients atteints de cancer sans connaître leur protocole de soins ou avoir un interlocuteur à l’hôpital ?

Aujourd’hui, ces professionnels de santé libéraux sont déjà, du fait de leur accessibilité et de leur proximité, confrontés à la gestion des effets secondaires des traitements, à la prévention du risque de thrombose… mais, demain, ce phénomène va nécessairement s’intensifier et conduira à réaliser de l’éducation thérapeutique pour optimiser l’observance des traitements par voie orale – question qui ne se posait pas avec la voie intraveineuse –, fournir des conseils diététiques, proposer un accompagnement psychologique et, également, ne pas oublier l’après-cancer. Si les compétences sont là, reste à définir une nouvelle organisation et sans doute une nouvelle rémunération.

Caroline Nidelet

(1) Plan cancer 2014 – 2019. Synthèse.
(2) « Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? Unicancer ». Dossier de presse, 16/10/2013.


Source : Lequotidiendumedecin.fr

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