L’allergie aux œufs débrouillée

L’allergie aux œufs débrouillée

09.04.2015

Comment s’y retrouver dans l’allergie à l’œuf ? Certaines personnes sont sensibilisées, mais en mangent sans problèmes. D’autres sont allergiques à l’œuf cru ; d’autres encore à la fois à l’œuf cru et à l’œuf cuit. Les tests IgE permettent de débrouiller la situation.

  • L’allergie aux œufs débrouillée-1
Voici un beau défi pour les tests IgE : d’une part, bon nombre de sujets atopiques sensibilisés peuvent manger des œufs ; d’autre part, alors que certains sujets ne sont allergiques qu’aux œufs crus, d’autres ne peuvent manger ni œuf cru ni œuf cuit.
Un tel défi a conduit l’équipe de A.H. Benhamou Senouf à entreprendre une nouvelle étude chez des enfants afin d’étudier les performances des tests IgE aux protéines de l’œuf, natives ou dénaturées.
Les sujets de l’étude étaient répartis en trois groupes :
– groupe A : sujets sensibilisés, mais cliniquement tolérants à l’œuf ;
– groupe B : sujets allergiques uniquement à l’œuf cru ;
– groupe C : sujets allergiques à la fois à l’œuf cru et à l’œuf cuit.
 

Ovomucoïde et ovalbumine

Chez tous ces enfants, on a dosé les IgE aux protéines du blanc d’œuf, soit sous forme native soit sous forme réduite et oxydée, l’ovomucoïde et l’ovalbumine.
Résultat : les auteurs ont observé une corrélation entre les titres d’IgE aux diverses protéines et le degré de l’allergie à l’œuf.
Ainsi, les dosages IgE permettent de faire la différence :
– entre les sujets allergiques à l’œuf cru et les sujets sensibilisés, mais cliniquement tolérants à l’œuf (seuil à 1,6 kU/L) ;
– entre les sujets allergiques à la fois à l’œuf cru et à l’œuf cuit et les sujets sensibilisés, mais cliniquement tolérants (seuil à 4,1 kU/L).
Par ailleurs, il apparaît que :
– le test à l’ovalbumine native est le meilleur pour faire le diagnostic d’allergie à la fois à l’œuf cru et à l’œuf cuit ;
– le test à l’ovomucoïde est le meilleur pour différencier l’allergie à l’œuf cru uniquement de l’allergie à la fois à l’œuf cru et à l’œuf cuit.
Enfin, des tests séquentiels améliorent le diagnostic : c’est vrai quand, en plus du test IgE au blanc d’œuf natif, on dose l’IgE à l’ovalbumine native pour le diagnostic de l’allergie à l’œuf cru et à l’œuf cuit ; et l’IgE à l’ovomucoïde native pour faire la distinction entre allergie uniquement à l’œuf cru et allergie à la fois à l’œuf cru et à l’œuf cuit.
« Le diagnostic d’allergie à l’œuf peut être amélioré de façon significative par l’utilisation d’un panel de tests IgE aux protéines de l’œuf sous forme native ou dénaturée. La précision peut être affinée en utilisant l’association de tests IgE », concluent les auteurs.
 
Dr Emmanuel de Viel


 
Benhamou Senouf AH et coll. Pediatr Allergy Immunol 2015 ; 26 : 12-7.
 
Source : Lequotidiendumedecin.fr

A la une

add

Bilan des ECNi 2016 : moins de candidats, les jeunes ont cartonné, l'ophtalmo au top !

ecni

La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES), en partenariat avec le Centre national de gestion... 1

Les gastro-entérologues veulent sensibiliser les Français à la prévention des cancers digestifs

gastro

À l'occasion des Journées francophones d’hépatogastroentérologie et d’oncologie digestive (JFHOD), la Société nationale française de gastro-... Commenter

Attentats, situation exceptionnelle : en Bourgogne-Franche-Comté, les médecins libéraux s’organisent

blondet

L’URPS médecins libéraux Bourgogne-Franche-Comté organise ce vendredi, à Beaune, une soirée d’information pour présenter à la profession et... 1

l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter