Surveillance de la grippe : une surmortalité estimée à 8 500 décès

Surveillance de la grippe : une surmortalité estimée à 8 500 décès

05.03.2015

L’activité grippale continue de décroître. Le dernier bulletin de l’Institut de veille sanitaire (InVS) fait état d’une « nette diminution » du nombre de consultations pour syndromes grippaux en médecine ambulatoire. La semaine dernière, 316 000 cas (485 000 la semaine précédente) ont été recensés soit 2,7 millions depuis le début de l’épidémie (61 % des prélèvements en ville). En baisse également, le nombre de passages aux urgences et d’hospitalisations, y compris chez les personnes de 65 ans et plus, la population la plus sévèrement touchée.

« La mortalité toutes causes est en léger recul », souligne l’InVS. Après une hausse marquée (70 % de la mortalité nationale) entre le 26 janvier et le 7 février (semaine 5 et 6), le nombre de décès s’est infléchi sur la période du 16 au 22 février.

En France mais aussi en Europe

« La mortalité hivernale est supérieure de 19 % à la mortalité attendue calculée à partir des 8 années précédentes », estime l’InVS, soit un excès estimé à 8 500 décès. Cette surmortalité concerne toutes les régions et surtout les personnes de 65 ans et plus. L’InVS invite à la prudence concernant l’interprétation de ces données non consolidées, d’autant plus que la saison grippale n’est pas terminée. L’Institut précise également : « La contribution de la grippe dans l’excès de mortalité est connue pour être importante chez les sujets âgés sans qu’il soit possible de préciser sa part dans l’excès constaté cette saison. »

L’augmentation de la mortalité toutes causes chez les personnes âgées de 65 ans et plus a également été observée dans 10 pays des 16 pays ou régions participant au système européen de surveillance de la mortalité. Parmi les pays à façade océanique, la France, le Royaume-Uni, l’Espagne, le Portugal, la Belgique et les Pays-Bas sont les plus touchés. À l’échelle européenne, l’excès de décès est estimé à 60 000 personnes tous âges confondus.

La réserve sanitaire en soutien dans 1 établissement

Le bilan de la gestion de l’épidémie établi par la Direction générale de la santé (DGS) confirme le reflux de l’épidémie. « L’activité des établissements de santé se maintient à un haut niveau mais est en nette diminution », souligne la DGS qui précise qu’un « nombre significatif d’établissements de santé reste en tension, à savoir 66 établissements à ce jour, ce qui correspond à moins de 10 % des établissements de santé siège d’un service d’accueil des urgences ». Toujours selon la DGS, 2 établissements ont activé leur plan blanc et un troisième a fait appel à la réserve sanitaire. Les difficultés ont surtout été observées dans les services d’urgence et les lits d’aval qui ont dû faire face à un « nombre élevé de personnes âgées hospitalisées ». Les tensions se situent principalement dans les régions Centre, Pays de la Loire, Bourgogne, Haute-Normandie, Bretagne, Rhône-Alpes.

Dr Lydia Archimède
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 6 Commentaires
 
06.03.2015 à 14h27

« Si déjà tous ceux ciblés par la campagne de vaccination acceptait le vaccin, il y aurait une protection collective bien meilleure donc une bien plus faible dissémination du virus !
Au premier rang d Lire la suite

Répondre
 
06.03.2015 à 01h46

« La vraie question est pourquoi les gens vont-ils consulter à l'hôpital au moment où la réponse médicale devrait être des visites à domicile à J1 pour d'une part ne pas disséminer le virus à d'autres Lire la suite

Répondre
 
06.03.2015 à 01h44

« Mais enfin c'est" Monsieur le vautour" qui va être content!Il a du RAB
et malgré tout "mon signor n'a pas assez d'or"! »

Répondre
 
05.03.2015 à 20h15

« L'analyse de l'efficacité du vaccin se doit de rechercher les failles et les améliorations !
C'est la frange la plus vaccinée qui va présenter le bilan le plus négatif : dans cette période de doute Lire la suite

Répondre
 
CathL Médecin ou Interne 05.03.2015 à 19h21

« Et notre chère ministre, toujours à la pointe du fait médical, qui a fièrement déclenché le plan ORSAN le 20/02, soit presque 3 semaines après le pic épidémique (et le pic de mortalité)... »

Répondre
 
06.03.2015 à 01h28

« Non le pic n'a pas été à la même date pour toute la France .
On peut le situer autour du 10 et le maximum de retentissement sur les services de reanimation a eu lieu 10 jours plus tard autour du 20 Lire la suite

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