Un vaccin HPV à 9 valences, plus efficace que le quadrivalent et déjà approuvé aux États-Unis

Un vaccin HPV à 9 valences, plus efficace que le quadrivalent et déjà approuvé aux États-Unis

19.02.2015

Avec une protection contre 5 types oncogéniques supplémentaires (31, 33, 45, 52 et 58), le vaccin papillomavirus (HPV) à 9 valences majore l’efficacité du vaccin quadrivalent Gardasil (6, 11, 16 et 18) dans la prévention des lésions précancancéreuses et des cancers du col de l’utérus, selon une étude publiée dans le « New England Journal of Medicine » et réalisée avec le soutien financier du laboratoire Merck.

Dans cette étude de phase 2b/3 menée chez 14 215 femmes âgées de 16 à 26 ans, l’équipe de la Broad Spectrum HPV Vaccine Study dirigée par le Dr Elmar Joura (Vienne) a apporté la preuve de la non-infériorité du vaccin à 9 valences pour les types 6, 11, 16 et 18 par rapport au quadrivalent. Avec le gros avantage supplémentaire de diminuer l’infection et les lésions liées aux 5 types d’HPV additionnels. Au vu de ces premiers résultats, le vaccin a d’ores et déjà été approuvé aux États-Unis.

Une protection à confirmer sur le long terme

L’efficacité vaccinale était mesurée sur la protection contre les lésions de haut grade liées à une infection HPV. Des prélèvements en phase liquide, au niveau labial, périnéal, périanal, endocervical et exocervical, étaient effectués régulièrement tous les 6 mois post-vaccination jusqu’à presque 5 ans. Pour chaque prélèvement, étaient réalisés un frottis et un test HPV(ADN).

Au cours d’un suivi de presque 5 ans, le taux de lésions de haut grade liés aux types 31, 33, 45, 52 et 58, au niveau cervical, vulvaire et vaginal, était de 0,1 personne/années dans le groupe à 9 valences par rapport à 1,6 personne/années dans le groupe quadrivalent. Les effets secondaires au site d’injection étaient un peu plus fréquents dans le groupe à 9 valences (90,7 % vs 84,9 %).

L’étude pèche par le manque de données sur la persistance de la protection à très long terme. Une limite qui n’entame pas la conviction du Pr Jack Cuzick, de la Queen Mary University of London et co-auteur de l’étude : « Le Gardasil 9 offre la possibilité d’augmenter la prévention globale contre le cancer du col de l’utérus de 70 à 90 %, ce qui éliminerait presque le cancer parmi les femmes vaccinées ». Suivant l’exemple des États-Unis, l’autorisation de mise sur le marché est en cours d’évaluation en Europe.

The New England Journal of Medicine, publié le 18 février 2015

Dr Irène Drogou
Source : Lequotidiendumedecin.fr
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19.02.2015 à 20h54

« « Pasteur" l’a toujours dit... »

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