Traitement de l’ostéoporose : une nouvelle approche cherche à ne garder que les bons côtés de l’ostéoclaste

Traitement de l’ostéoporose : une nouvelle approche cherche à ne garder que les bons côtés de l’ostéoclaste

04.02.2015
  • 1423066637583866_IMG_146950_HR.jpg

Les traitements de l’ostéoporose qui inhibent les ostéoclastes limitent bien la dégradation osseuse mais ils ralentissent aussi la régénération de l’os par les ostéoblastes. Dans un article de « Nature Communications », des chercheurs français proposent un moyen de bloquer la résorption du tissu osseux par les ostéoclastes tout en conservant la capacité de ces derniers à activiter les ostéoblastes.

Les chercheurs du centre de recherche de biochimie macromoléculaire (UMR 5237, CNRS, Université de Montpellier) et de l’institut de recherche en cancérologie de Montpellier (U896 INSERM) décrivent un premier essai, chez l’animal, d’une approche qui consiste à désorganiser le système d’ancrage sur l’os des ostéoclastes, à l’aide du composé chimique C21.

Des structures cellulaires particulières : les podosomes

Pour détruire l’os, les ostéoclastes utilisent des structures cellulaires particulières : les podosomes. Ces derniers agissent comme des « boutons pressions » entre l’os et l’ostéoclaste, et forment des poches au sein desquelles l’os est dégradé. Les chercheurs ont démontré que la formation de cette ventouse dépend de la protéine Dock5 une protéine inhibée par le C21.

Testé chez des souris, le C21 s’est montré capable de protéger les animaux contre la perte osseuse caractéristique de l’ostéoporose post-ménopausique, de la polyarthrite rhumatoïde et des métastases osseuses. « Nous avons observé que le traitement avec le C21 permettait de préserver la masse osseuse des souris », détaille Anne Blangy, chercheuse du centre de recherche de biochimie macromoléculaire qui a dirigé l’étude. « La formation osseuse est maintenue chez les animaux traités par le C21 contrairement à ceux traités par le biphosphonate », poursuit-elle. Le produit était en outre bien toléré par les animaux. L’équipe d’Anne Blangy travaille maintenant sur la production d’une forme « plus facilement brevetable. Le C21 est une molécule courante, nous allons avoir besoin d’une forme plus travailler pour intéresser l’industrie », conclut la chercheuse.

Nature Communications du 3 février 2015

Damien Coulomb
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 2 Commentaires
 
09.02.2015 à 10h35

« Une piste encourageante ! À condition que l'état ne décide pas de dérembourser toute cette classe de produits avant la commercialisation de ce fameux C21... »

Répondre
 
05.02.2015 à 10h59

« Mon rêve ! Devant attaquer ma 2ème cure de biphosphonates 5 ans après la dernière en raison d'une ostéoporose avérée. Or j'ai déjà 78 ans et 4 mois avec les reins de mon âge... Je n’ai guère envie d Lire la suite

Répondre

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Journée mondiale de la tuberculose : alerte à la multirésistance, le risque s'aggrave Abonné

tuberculose

Un article du « Lancet Respiratory Medicine », paru à l’occasion de la Journée mondiale de la tuberculose ce 24 mars, souligne que malgré... Commenter

Les radiologues libéraux revendiquent 80 % de cabinets fermés

greve radiologues

La journée de grève des radiologues libéraux, ce jeudi 23 mars, est considérée comme un franc succès par la profession. « 80 % des cabinets... 2

Bilan des ECNi 2016 : moins de candidats, les jeunes ont cartonné, l'ophtalmo au top !

ecni

La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES), en partenariat avec le Centre national de gestion... Commenter

A découvrir
l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter