Bisphénol A ne présente « pas de risque pour la santé des consommateurs » selon l’EFSA

Bisphénol A ne présente « pas de risque pour la santé des consommateurs » selon l’EFSA

21.01.2015
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« Aux niveaux actuels, le bisphénol A ne présente pas de risque pour la santé des consommateurs de tous les groupes d’âge, y compris les enfants à naître, les nourrissons et les adolescents », c’est par cette phrase que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) résume le résultat de sa réévaluation de l’exposition au bisphénol A. Selon l’EFSA, l’exposition par voie alimentaire ou par l’intermédiaire d’autres sources (alimentation, poussière, cosmétique et papier thermique) est trois à cinq fois inférieure à la dose journalière tolérable que l’agence européenne revoit par ailleurs fortement à la baisse : la dose journalière tolérable était de 50 µg/kg/jour, elle est désormais de 4 µg/kg/jour.

Une image plus précise de l’exposition alimentaire

L’EFSA se félicite d’être parvenue à dresser un portrait plus exact de l’exposition alimentaire au bisphénol A que lors de sa précédente estimation de 2006. En s’appuyant sur des données de meilleures qualités, elle estime pouvoir désormais affirmer que l’exposition alimentaire est quatre à cinq fois plus faible qu’elle l’avait précédemment estimé, en fonction du groupe d’âge. Les données sont plus parcellaires en ce qui concerne l’exposition cutanée, ce qui « accroît réellement les incertitudes entourant les estimations relatives au papier thermique et aux cosmétiques », affirme l’agence. Selon le Dr Trine Husøy, de l’Institut norvégien de santé publique, qui a dirigé le groupe d’experts, « les effets sur le système reproductif, nerveux, immunitaire, métabolique et cardiovasculaire, ainsi que les effets sur le développement du cancer sont actuellement considérés comme improbables. » Elle affirme que ces effets représentent une incertitude supplémentaire et n’ont pas été pris en considération.

Désaccords sur l’analyse des études

Ces résultats contrastent avec les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), qui préconisait dans son rapport d’avril 2013 une réduction des expositions au bisphénol A, et fixait comme objectif prioritaire la prévention des expositions des populations les plus sensibles.

Dans un point d’actualité publié dans la foulée des conclusions de l’agence européenne, l’ANSES indique que cette différence entre les conclusions proviendrait de « divergences d’appréciation, notamment concernant la prise en compte des incertitudes, ainsi que des différences d’interprétation dans l’analyse des études disponibles ». Les deux agences « se sont rencontrées à plusieurs reprises afin de travailler sur ces points de divergence » qui, malgré « la qualité des échanges », persistent.

Une réglementation européenne plus sévère

L’ANSES entend poursuivre la procédure lancée en 2012, quand elle avait proposé un classement plus sévère du bisphénol A. S’en est suivi un avis favorable de l’agence européenne des substances chimiques (ECHA) qui devrait conduire la commission européenne à classer le bisphénol A en catégorie 1B, avec pour conséquences directes l’application de mesures réglementaires plus sévères.

La fabrication et la commercialisation des biberons contenant du bisphénol A sont interdites depuis janvier 2011 en Europe. En France, cette interdiction doit s’étendre à tous les contenants alimentaires à partir de juillet 2015.

Damien Coulomb
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 3 Commentaires
 
21.01.2015 à 22h40

« Ah ben super ! Gavons nous de bisphenol A, respirons a pleins poumons les nanoparticules des épandages de chemtrail, léchons nous les doigts après trempages dans les produits vaisselles et autres sh Lire la suite

Répondre
 
23.01.2015 à 19h01

« Vive les troubles endocriniens, la baisse de la fertilité et les maladies dégénératives imputables à ce fameux bisphénol A. Il faut en donner au BB dans leur biberon, et leur faire consommer toutes Lire la suite

Répondre
 
22.01.2015 à 11h06

« Heureusement que nous disposons d'agences de santé pour couper les pattes aux rumeurs infondées. »

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