Ebola : l’INSERM précise les détails de son essai sur le favipiravir

Ebola : l’INSERM précise les détails de son essai sur le favipiravir

10.12.2014
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Dans cinq jours, les premiers patients des centres de Guékédou, de Macenta et de Nzéréckoré, situés en Guinée Forestière, le long de la frontière du Liberia, recevront leurs premiers comprimés de favipiravir dans le cadre d’un essai de phase IIb visant à évaluer l’efficacité de cet antiviral dans le traitement de l’infection par le virus Ebola.

Dans une fiche détaillée disponible sur son site, l’INSERM précise que les patients adultes recevront 2 400 mg lors de leur arrivée au centre de traitement. Huit heures plus tard, une nouvelle dose de 2 400 mg leur sera administrée, puis 1 200 mg à la 16e heure. Par la suite, les patients recevront 1 200 mg deux fois par jour pendant 9 jours.

Traiter dans les 48 premières heures

Les enfants, quant à eux, bénéficieront de doses adaptées à leurs poids. Le traitement sera proposé à tous les patients capables d’avaler un médicament, mais seuls ceux présentant des symptômes depuis moins de 48 heures seront inclus dans l’étude.

L’hypothèse de départ des chercheurs est que le favipiravir est principalement efficace s’il est administré aux premiers stades de la maladie. Compte tenu du manque de spécificité de symptômes d’une infection par le virus Ebola, le diagnostic devra d’abord avoir été confirmé par une PCR avant que le favipiravir puisse être proposé.

Une étude interventionnelle

En tout, plusieurs centaines de patients seront traités entre le 15 décembre et le 15 mars, et une analyse intermédiaire sera effectuée tous les 20 patients pour évaluer la sécurité et l’efficacité du traitement. Après une longue discussion entre les différents partenaires, c’est finalement un design observationnel et non randomisé contre placebo qui a été retenu.

Lors d’un entretien avec « le Quotidien du Médecin », le Pr Jean-François Delfraissy, qui dirige la task force interministérielle chargée de la lutte contre Ebola, avait en effet expliqué que la comparaison du traitement à un placebo était une solution « très mal acceptée par les populations locales », compte tenu de la situation d’urgence sur le terrain.

Damien Coulomb
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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