« Il faut sauver les chefs de clinique de médecine générale » : le cri d’alarme de ReAGJIR

« Il faut sauver les chefs de clinique de médecine générale » : le cri d’alarme de ReAGJIR

27.11.2014
  • 1417105291567241_IMG_142432_HR.jpg

Le Regroupement autonome des généralistes jeunes installés et remplaçants (ReAGJIR) s’inquiète pour l’avenir de la filière universitaire de sa spécialité. À l’occasion du congrès du Collège national des généralistes enseignants (CNGE), qui rassemble jusqu’à vendredi 1 200 participants à Lille, le syndicat dresse un état des lieux alarmant du nombre de chefs de clinique de la spécialité. « Chaque année, les chefs de clinique universitaire de médecine générale et les candidats se battent pour avoir un poste et/ou le conserver », observe ReAGJIR.

Depuis leur création en 2007, la situation des chefs de clinique de médecine générale ne s’est guère améliorée. Les effectifs évoluent lentement, au gré du bon vouloir des instances de tutelle et des doyens. Les chefs de médecine générale étaient 16 en 2007 et ne sont que 78 sept ans plus tard (voir diagramme). « À la rentrée universitaire, il y a un chef de clinique pour 185 internes de médecine générale », observe ReAGJIR.

Un problème de financement

Dix-sept facultés françaises ont moins d’un chef pour 200 internes de la spécialité et deux facultés n’en ont aucun. « Même s’ils ne constituent pas les seuls enseignants des internes, le nombre de chefs de clinique est bien insuffisant, analyse ReAGJIR. Le corps des chefs de clinique (qui assure les soins, la recherche et l’enseignement) est destiné à assurer la pérennité de la filière universitaire de médecine générale, en permettant à de jeunes médecins de l’intégrer. »

En 2009, la loi HPST de Roselyne Bachelot avait programmé la nomination de 50 chefs de clinique de médecine générale par an pendant 4 ans. Il n’en a rien été. Les restrictions budgétaires des facultés ont compliqué le financement de nouveaux postes. Certains ont toutefois pu être financés en totalité ou en partie par les ARS, les régions, les départements et les URPS.

« Sans réel investissement dans la filière universitaire, sans réelle sanctuarisation des postes et sans statut intermédiaire entre les chefs et les maîtres de conférence, les soins primaires en France ne pourront connaître l’essor qu’on leur souhaite », conclut ReAGJIR.

Christophe Gattuso
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 12 Commentaires
 
01.12.2014 à 22h38

« Pourquoi n'avez vous pas passe mon témoignage ?? Censure ?? »

Répondre
 
Stéphane L
Stéphane L La rédaction du Quotidien du Médecin 02.12.2014 à 10h22

« C'est fait. La rédaction. »

Répondre
 
29.11.2014 à 23h27

« Que ce "spécialiste" se rende bien compte du temps de consultation quasi doublé avec un interne débutant ... avant de le laisser autonome, et effectivement, à ce moment là et à ce moment là seulemen Lire la suite

Répondre
 
29.11.2014 à 07h49

« Maître de stage en MG, je n'ai pas vu encore beaucoup d'interne "complètement" autonome et il n'y a pas un seul acte de plus fait grâce à la présence de l'interne. Ce serait plutôt le contraire vu q Lire la suite

Répondre
 
28.11.2014 à 18h35

« Au revoir "chefs de clinique", bonjour H.A.S. ! »

Répondre
 
28.11.2014 à 14h37

« Il est en effet extrêmement choquant que certains zélateurs de l'enseignement de la MG se comportent aussi peu déontologiquement avec les stagiaires, cela devrait être surveillé et sanctionné par le Lire la suite

Répondre
Voir tous les commentaires

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Régime complémentaire et ASV : la retraite « en temps choisi » applicable dès 2017 !

CARMF Médecin retraite

Tout vient à point… Après l'échec en 2014 d'un premier projet de « retraite à la carte » (une réforme du seul régime complémentaire... 1

Contraception Essure : après le lancement d'une action judiciaire, le CNGOF appelle à un recueil fiable des données

Essure

Les micro-implants tubaires Essure de contraception définitive font l'objet d'une première action en justice en France contre le fabricant... Commenter

« Bref, je suis interne d’ortho », la parodie d’un étudiant visionnée près de 400 000 fois

En bref Interne en ortho

Rémi di Francia n’en revient pas. Sa vidéo parodique sur l'internat diffusée le 16 novembre dernier rencontre un énorme succès sur les... 9

A découvrir

l'annuaire du-diu

GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter

imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter