Deux faits divers graves avec des armes à feu relancent la question de la sécurité à l’hôpital

Deux faits divers graves avec des armes à feu relancent la question de la sécurité à l’hôpital

24.11.2014
  • 1416837156566088_IMG_142016_HR.jpg

Deux faits divers de nature différente ayant eu lieu ce week-end à l’hôpital, impliquant le port d’armes au sein d’un service de soins palliatifs et devant un pavillon des urgences, relancent la question de la sécurité des patients et des soignants dans les établissements.

Dimanche matin, un octogénaire s’est donné la mort avec une arme à feu dans une chambre de l’hôpital Ambroise-Paré (Assistance publique–Hôpitaux de Paris), à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), après avoir abattu sa femme, 82 ans, hospitalisée pour un cancer incurable. Le personnel soignant a découvert les deux corps inanimés. Contacté par « le Quotidien », l’hôpital n’a pas souhaité s’exprimer.

La même matinée, à l’hôpital Nord de Marseille (Bouches-du-Rhône), un individu cagoulé a fait feu à plusieurs reprises devant le service des urgences, dans la foulée d’une rixe entre deux groupes de jeunes en train de s’affronter sur place, malgré l’intervention des vigiles de l’établissement. Aucun blessé n’est à déclarer. L’enquête pourra s’appuyer sur les enregistrements de vidéosurveillance.

Les praticiens ne veulent pas de dérive sécuritaire

Peut-on endiguer la violence à l’intérieur et aux portes des hôpitaux sans tomber dans le tout sécuritaire ?

Le Dr Nicole Smolski, anesthésiste-réanimateur à l’hôpital de la Croix-Rousse, à Lyon, et présidente d’Avenir hospitalier, reconnaît la réalité de la violence ordinaire, révélée par une récente enquête orchestrée par les cinq intersyndicats. « Mais l’hôpital n’est pas une zone de non-droit pour autant, prévient-elle. Il n’est pas question de fliquer les familles par des mesures de sécurité tel un portique à l’entrée de l’établissement. Cela alourdirait la structure et mettrait à mal la confiance entre les patients, leurs familles et les soignants. »

S’il met également en garde contre la « dérive sécuritaire », le Dr Norbert Skurnik, psychiatre à l’hôpital spécialisé Maison Blanche (Paris), et président de la Coordination médicale hospitalière (CMH), n’est pas contre un renfort de la sécurité qui serait assuré par des personnels formés et non des machines, en cas de multiplication des faits de violence. « Le personnel de sécurité des hôpitaux psychiatriques est plus important aujourd’hui qu’avant, ajoute le médecin. C’était une nécessité. Au début, la pilule passait mal, mais aujourd’hui, c’est entré dans les mœurs. »

A. B.-I.
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 4 Commentaires
 
25.11.2014 à 09h48

« Nième épisode ; en fait, violences verbales et physiques sont pluriquotidiennes.
La sécurité n'est pas assurée par crainte notamment des émeutes : la République ne cesse de reculer et tente depuis d Lire la suite

Répondre
 
25.11.2014 à 21h03

« Je voulais vous faire une réponse argumentée mais je suis pris de lassitude (l'âge sans doute) : et puis que peut-on contre une condamnation stalinienne ... en 2014 ?
"L'individu qui pense contre la Lire la suite

Répondre
 
25.11.2014 à 17h11

« Essayez une mission MSF, cela vous fera relativiser vos fantasmes sécuritaires de bourgeois occidental. Médecin. »

Répondre
 
25.11.2014 à 08h19

« Pourquoi tant d'états d'âme et d'angélisme face à l'incivilité et à l'agressivité croissantes. Que disaient les romains ? "Si vis pacem para bellum" (si tu veux la paix, prépare la guerre). »

Répondre

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Régime complémentaire et ASV : la retraite « en temps choisi » applicable dès 2017 !

CARMF Médecin retraite

Tout vient à point… Après l'échec en 2014 d'un premier projet de « retraite à la carte » (une réforme du seul régime complémentaire... 3

Contraception Essure : après le lancement d'une action judiciaire, le CNGOF appelle à un recueil fiable des données

Essure

Les micro-implants tubaires Essure de contraception définitive font l'objet d'une première action en justice en France contre le fabricant... Commenter

« Bref, je suis interne d’ortho », la parodie d’un étudiant visionnée près de 400 000 fois

En bref Interne en ortho

Rémi di Francia n’en revient pas. Sa vidéo parodique sur l'internat diffusée le 16 novembre dernier rencontre un énorme succès sur les... 10

A découvrir

l'annuaire du-diu

GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter

imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter