Projet de loi « activité » : les pharmaciens conservent leur monopole

Projet de loi « activité » : les pharmaciens conservent leur monopole

15.10.2014
  • 1413387756554688_IMG_138758_HR.jpg

La montagne a accouché d’une souris. Alors que les pharmaciens avaient réussi à se mobiliser massivement le 30 septembre pour dénoncer les risques que faisaient courir sur leur profession l’avant-projet de loi de Bercy, Emmanuel Macron a calmé le jeu ce mercredi.

En présentant officiellement sa réforme (rebaptisée « projet de loi pour l’activité et l’égalité des chances économiques »), le ministre de l’Économie a assuré que la vente hors pharmacie des médicaments à prescription facultative n’était plus d’actualité. « Nous avons en France un maillage officinal serré, a plaidé le ministre. De plus, il n’y a pas de tensions particulières sur les prix des médicaments qui justifient qu’on les ouvre à la concurrence ; enfin, le conseil délivré par le pharmacien nous semble quelque chose d’important ».

Simplification des conditions d’installation et ouverture du capital sous conditions

Le projet de loi prévoit cependant « une simplification massive » des conditions d’installation des pharmaciens, ainsi que la possibilité d’ouvrir à des tiers le capital des officines, mais seulement à d’autres pharmaciens (et non à des groupes financiers).

Le ministre de l’Économie a précisé que les mesures de son projet de loi relatives aux professionnels de santé seraient intégrées au projet de loi de santé de Marisol Touraine.

L’Union nationale des professions libérales (UNAPL) relève une avancée dans le projet de loi. « Le ministre semble avoir renoncé à l’ouverture du capital des SEL (sociétés d’exercice libéral) aux groupes financiers », estime son président. Le Dr Michel Chassang regrette cependant qu’Emmanuel Macron n’ait « même pas pris la peine d’attendre que les discussions engagées avec les professions (concernées par la réforme) aient abouti pour communiquer, témoignant ainsi d’un certain mépris ».

L’UNAPL demande aux professionnels libéraux de rester mobilisés et de se tenir prêts à agir.

H.S.R.
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 11 Commentaires
 
16.10.2014 à 20h46

« L'UNAPL est privé d'effet d'annonce comme elle est privée de négociation,et perd un peu plus la face. Elle n'a plus qu'à demander à ses troupes de rester mobilisées. Ces politiques n'ont vraiment a Lire la suite

Répondre
 
16.10.2014 à 09h03

« Bravo pour les pharmaciens. Avec ce gouvernement, ce ne sont que des montagnes qui accouchent de souris, sauf bien sûr pour les taxes et les impôts ! C'est vrai qu'il ne faut pas avoir bac + 10 pour Lire la suite

Répondre
 
15.10.2014 à 22h23

« Ah ! Si on avait le même statut d'installation règlementée que les pharmaciens ou les notaires : on n'aurait pas de pbs pour revendre nos cabinets ... Et il n'y aurait plus de zones sous-médicalisée Lire la suite

Répondre
 
16.10.2014 à 08h58

« Inversement, nous sommes libres de virer les clients malhonnêtes. »

Répondre
 
16.10.2014 à 09h00

« C'est certainement un des meilleurs moyens de garder le maillon médical actuel même s'il n'est pas parfait car il sera encore plus détérioré dans un an. Dans deux ans. »

Répondre
 
15.10.2014 à 22h00

« S'il recule devant les pharmaciens, nous devons faire reculer MST pour le TPG ! »

Répondre
 
15.10.2014 à 17h47

« On verra en 2025, si tout cela tiendra la route ! »

Répondre
Voir tous les commentaires

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Soutien de Fillon, l'ex-PDG d'Axa se défend d'avoir inspiré son programme Sécu

Henri de Castries

C'était un secret de Polichinelle : l'ancien PDG du groupe d'assurance Axa, Henri de Castries, a rendu public ce mardi son engagement clair... 1

Appel à témoignagesTiers payant obligatoire : ça coince ou pas, vos retours d’expérience ?

1/3

Les médecins n’ont plus le choix. L’obligation du tiers payant sur la part remboursée par la Sécurité sociale est devenue effective le 1er... 54

Avec la salle de consommation à moindre risque, « 8 000 injections n'ont pas eu lieu dans l'espace public », dit le Dr Jean-Pierre Lhomme (Gaïa)

salle shoot

Le 17 octobre 2016, s'ouvrait, dans des locaux attenants à l'hôpital Lariboisière (AP-HP), la salle parisienne de consommation à moindre... Commenter

A découvrir

l'annuaire du-diu

GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter

imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter