Un type de calvitie associé à un risque plus élevé de cancer de la prostate agressif

Un type de calvitie associé à un risque plus élevé de cancer de la prostate agressif

17.09.2014
  • calvitie

Selon une analyse des données de la large étude PLCO (Prostate, Lung, Cancer, Ovarian) dans le cancer, les hommes avec un certain type de calvitie à l’âge de 45 ans ont un risque de 40 % plus élevé d’avoir plus tard un cancer de la prostate agressif.

Pour Michael Cook du National Cancer Institute à Bethesda, l’auteur principal : « Notre étude a retrouvé un risque augmenté de cancer de la prostate agressif seulement chez les hommes avec un profil très spécifique d’alopécie, une calvitie des golfes frontaux et un éclaircissement modéré de la couronne, à l’âge de 45 ans. Mais nous avons constaté que le risque n’était pas augmenté, et pour aucun autre type de cancer, pour d’autres profils de calvitie ».

Un phénomène androgénodépendant

Les chercheurs ont analysé les formes de calvitie dans une cohorte de 39 070 hommes, âgés entre 55 et 74 ans à leur inclusion dans l’étude PLCO. Un questionnaire leur était remis dans lequel il leur était demandé de renseigner le type de calvitie présentée à l’âge de 45 ans. Au cours du suivi, 1 138 cancers de la prostate ont été diagnostiqués, dont 51 % étaient agressifs (score de Gleason supérieur ou égal à 7, stade III ou IV ou ayant entraîné le décès). L’âge moyen lors du diagnostic était de 72 ans. Aucune association n’a été constatée entre l’alopécie et le cancer de la prostate non agressif.

Ces résultats confortent des études précédentes suggérant un lien entre alopécie et cancer de la prostate. Le phénomène serait androgénodépendant. Une étude française, menée par le Pr Philippe Giraud de l’hôpital européen Georges Pompidou, rapportée dans le Quotidien daté du 17/02/2011, suggérait qu’une calvitie à l’âge de 20 ans doublait le risque de cancer de la prostate. Ces différentes observations présentent l’intérêt majeur d’ouvrir la voie à un dépistage ciblé du cancer de la prostate.

Journal of Clinical Oncology, publié en ligne le 12 septembre 2014

Dr Irène Drogou
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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