L’épidémie de chikungunya se stabilise aux Antilles et en Guyane

L’épidémie de chikungunya se stabilise aux Antilles et en Guyane

15.09.2014

Selon la Cellule interrégionale d’épidémiologie (Cire) Antilles-Guyane de l’InVS, l’épidémie de chikungunya aurait touché plus de 147 000 personnes depuis l’apparition du virus aux Antilles et en Guyane en décembre 2013.

Ces chiffres publiés dans le point d’information daté du 11 septembre 2014, confirment le ralentissement déjà observé les semaines précédentes. Au moins 107 décès indirectement liés au chikungunya ont été recensés, avec 37 expertisés à l’hôpital et 70 étant des certificats de décès établis à domicile avec la mention chikungunya.

Une tendance à la baisse en Martinique

Aux Antilles, la Martinique et la Guadeloupe restent toujours en phase 3 du Psage* correspondant à une épidémie généralisée. En Martinique, qui comptabilise 61 860 cas cliniquement évocateurs, 27 décès à l’hôpital expertisés et 28 certificats de décès à domicile avec mention chikungunya, « la tendance à la baisse se poursuit, malgré un léger ralentissement au cours des deux dernières semaines ».

En Guadeloupe, l’épidémie se poursuit mais « avec un nombre de nouveaux cas stables depuis 4 semaines », d’environ 1 000 nouveaux cas hebdomadaires et pour un « niveau de sévérité restant stable également ». Le nombre de cas cliniquement évocateurs s’élève à 77 240 sujets, avec 10 décès expertisés à l’hôpital et 39 certificats de décès à domicile avec mention chikungunya.

Les collectivités de Saint-Martin (4 090 cas et 3 décès expertisés) et de Saint-Barthélémy (945 cas), où la circulation virale reste modérée, restent en phase 2 du Psage, ce qui correspond à une transmission autochtone modérée.

En Guyane, où 2 900 cas cliniquement évocateurs ont été recensés, dont 51 % sur la commune de Cayenne, la circulation virale « tend à se stabiliser », sans décès rapporté au virus. Pour ce qui est de la diminution du nombre de cas cliniquement évocateurs, la Cire reste prudente, estimant que cette « tendance reste à confirmer car les dernières données du réseau sentinelles n’ont pu être consolidées ».

*Psage : Programme de Surveillance, d’alerte et de gestion d’émergence du virus chikungunya

Dr Irène Drogou
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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