Décès d’un enfant à l’hôpital Delafontaine : « Pas de dysfonctionnement dans la prise en charge », selon l’ARS

Décès d’un enfant à l’hôpital Delafontaine : « Pas de dysfonctionnement dans la prise en charge », selon l’ARS

05.09.2014
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La mort du jeune Zacharie, 10 ans, survenu le 3 août au centre hospitalier Delafontaine (Saint-Denis) ne résulte pas d’un « dysfonctionnement dans la prise en charge » de l’enfant, a conclu ce vendredi l’agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France, au terme d’une enquête administrative effectuée à la demande du ministère de la Santé.

Après écoute des enregistrements de la conversation entre la mère de l’enfant et le SAMU, l’ARS n’a pas relevé de dérèglement dans « l’organisation des secours et la régulation ». « La réponse était adaptée : orientation vers un service d’urgence pour une consultation pédiatrique », indique l’agence dans un communiqué.

En ce qui concerne l’accueil et la qualité de la prise en charge de l’enfant à l’hôpital Delafontaine, l’ARS affirme également qu’il n’y a eu aucun dysfonctionnement.

« Le jeune patient a bénéficié dès son arrivée dans le service des urgences et jusqu’à son décès d’une prise en charge continue et attentive de la part de plusieurs professionnels de santé, dont plusieurs médecins, lit-on. Le service d’urgence pédiatrique disposait alors d’un personnel soignant qualifié et compétent, d’un équipement et de locaux satisfaisants. Le niveau d’activité du service était faible et l’intervention de l’interne et du médecin senior ont été rapides. »

Polémique sur l’accès aux soins

Le décès de Zacharie a créé une polémique au cœur de l’été sur l’inégalité d’accès aux soins dans cette zone sensible du département de la Seine-Saint-Denis. Sans véhicule, la mère de l’enfant avait affirmé que ni le SAMU, ni les pompiers, ni les taxis n’avaient accepté de se déplacer à son domicile, dans un quartier sensible d’Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). Elle avait finalement hélé un taxi dans la rue pour emmener Zacharie aux urgences.

L’enquête ouverte pour « homicide involontaire » et « non-assistance de personne en danger » par le parquet de Bobigny à la demande des parents est toujours en cours. Elle doit permettre de déterminer les causes et les circonstances exactes de ce décès, toujours floues.

A. B.-I.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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