Une étude confirme le lien direct entre renoncement aux soins et l’absence de complémentaire

Une étude confirme le lien direct entre renoncement aux soins et l’absence de complémentaire

30.06.2014
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Dans son enquête 2012 « santé protection sociale », l’Irdes (1) a interrogé plus de 8 000 ménages et 23 000 individus sur leur état de santé, l’accès à la complémentaire mais aussi leur renoncement aux soins. En voici les principaux enseignements.

• Deux personnes sur trois en bonne santé

En 2012, 66 % des personnes interrogées de 15 ans ou plus se déclarent en « bon » ou « très bon » état de santé, 26 % jugent cet état de santé « assez bon » et 8,3 % « mauvais ou très mauvais ». Selon l’étude, un problème de santé chronique est déclaré par 39 % des sondés et 27 % d’entre eux déclarent une limitation dans les activités du quotidien depuis au mois six mois.

Au sein d’une liste proposée de 14 pathologies chroniques, les maladies les plus déclarées sont les troubles ostéoarticulaires (19 % citent les lombalgies, 14,3 % l’arthrose hors colonne vertébrale...), puis les allergies (13,8 %) avant l’HTA (13 %), le diabète (8,5 %), l’asthme (7,1 %) et la dépression (6 %).

• Complémentaire : satisfaction mitigée des bénéficiaires selon les types de soins

89 % des personnes interrogées déclarent bénéficier d’un contrat de complémentaire santé (hors CMU-C) et 6 % de la CMU-C, ce qui laisse 5 % de la population sans aucune couverture complémentaire.

L’enquête a mesuré le taux de satisfaction des personnes couvertes par une complémentaire santé selon le type de soins remboursés. Si la grande majorité (70 %) estime être correctement prise en charge pour les forfaits hospitaliers, le taux de satisfaction chute à 52 % pour le remboursement des lunettes, à 48 % pour les dépassements de spécialistes et 46 % pour les prothèses dentaires.

À noter que deux tiers des salariés du privé (85 % des cadres, 50 % des ouvriers non qualifiés) déclarent déjà disposer d’une complémentaire santé d’entreprise (avant sa généralisation au 1er janvier 2016).

• Renoncement aux soins : l’impact direct de l’absence de couverture

Selon l’étude, le renoncement pour raisons financières concerne 18 % des assurés âgés d’au moins 18 ans pour les soins dentaires, 10 % pour l’optique, 5 % pour les consultations médicales et 4 % pour les autres types de soins. En 2012, près de 26 % des personnes déclarent avoir renoncé à au moins un soin pour raisons financières (ce chiffre plus élevé est reconstitué en additionnant les personnes qui déclarent avoir renoncé au moins une fois à un type de soins quel qu’il soit).

Sans surprise, ce sont les personnes totalement privées de complémentaire qui déclarent le plus fréquemment renoncer à des soins pour des raisons financières : 24 % ont par exemple renoncé à des soins optiques (contre 15 % pour les bénéficiaires de la CMU-C et 9 % pour les titulaires d’une complémentaire privée) ; 15 % des personnes sans complémentaire ont renoncé à des consultations médicales (contre 8 % des bénéficiaires de la CMU-C et 5 % de ceux qui ont une mutuelle ou une assurance). Pour la dentisterie, le renoncement aux soins grimpe à 41 % pour les personnes sans complémentaire (un taux deux fois plus élevé que chez les bénéficiaires d’un contrat CMU-C ou privé).

Par ailleurs, 17 % des assurés ont renoncé à au moins un soin au cours des 12 derniers mois parce que le délai d’attente pour un rendez-vous était trop long.

(1) Institut de recherche et documentation en économie de la santé

C.D.
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 5 Commentaires
 
30.06.2014 à 23h31

« Oh que la vie sera belle"!
nous reviendrons aux tordus, aux morts-vivants et aux fous, mais surtout nous reverrons nos vieilles copines, tuberculoses, gangrènes; goutte, les grippes hyper- mutées, m Lire la suite

Répondre
 
30.06.2014 à 21h15

« Donc ce n'est pas le TPG qui y changera quelque chose !!! »

Répondre
 
06.07.2014 à 17h51

« Pour le S3 épidémiologiquement une flambée ! »

Répondre
 
01.07.2014 à 14h31

« Et la mort de la Sécurité sociale, le secteur 2 banalisé adossé sur l'assurance privée, voire l'avènement du secteur 3, cela changerait quoi, épidémiologiquement parlant ? ».

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