Attention la tête ! Il n’y a pas que les fractures de la jambe dans le football

Attention la tête ! Il n’y a pas que les fractures de la jambe dans le football

19.06.2014
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Inspirés par la coupe du monde qui se déroule actuellement dans leur pays, un groupe de chirurgiens esthétiques brésiliens ont réalisé une revue de leurs expériences des fractures de la face liées à la pratique du football qu’ils ont publiée dans la revue en ligne de la société américaine de chirurgie plastique.

Le Dr Dov Goldenberg de l’université de São Paulo, et ses collègues, y expliquent, qu’à cause du manque de protection, « les traumatismes maxillo-faciaux au cours des matchs de football sont souvent suivis de blessures très sérieuses qui nécessitent une hospitalisation et des procédures invasives ». Ils alertent leurs confrères brésiliens sur les risques de sous-diagnostic de ce genre de traumatisme, et sur les risques de complications.

Un problème d’amateurs

Entre 2000 et 2013, 45 patients ont été opérés de la face à l’hôpital universitaire de São Paulo suite à un choc lors d’un match ou d’un entraînement, soit 2 % des fractures de la face traitées dans cet hôpital. Les auteurs précisent que les patients étaient dans leur grande majorité des hommes évoluant en milieu amateur, avec un âge moyen de 28 ans. La première cause de l’opération était une fracture de l’os maxillaire (35 % des cas), à égalité avec les fractures de l’apophyse zygomatique. Enfin, 87 % des traumatismes étaient causés par une collision avec un autre joueur.

Si elles sont beaucoup plus rares dans le football que les fractures des membres inférieurs, les fractures de la face ne comptent pas moins de risques de complications pour autant. Les patients traités à São Paulo ont dû patienter en moyenne six à huit semaines avant de retourner jouer. Il est en outre possible qu’un grand nombre de patients souffrant de ce type de fracture ne consultent pas.

« Les médecins qui prennent en charge un patient après un choc important au visage doivent être vigilants », précisent les auteurs. « Un mauvais diagnostic initial peut retarder un traitement chirurgical qui évite les complications comme une difformité faciale, des difficultés respiratoires, ou des problèmes de vision et de mastication », concluent-ils.

Damien Coulomb
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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