SRAS à l’Institut Pasteur : une note de Marisol Touraine et Benoît Hamon évoque de nombreuses anomalies

SRAS à l’Institut Pasteur : une note de Marisol Touraine et Benoît Hamon évoque de nombreuses anomalies

21.05.2014
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La ministre de la santé et des affaires sociales Marisol Touraine et le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Benoît Hamon aurait vu rouge suite à la perte par l’Institut Pasteur de plus de 2 000 tubes contenant des fragments du virus du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), selon une note confidentielle datée du 12 avril citée par le site Mediapart.

Les deux ministres y auraient en effet pointé du doigts les nombreuses « circonstances anormales » qui auraient abouti à cette situation, et notamment la « forte probabilité de destruction (des échantillons) non ordonnée par les responsables et sans traçabilité, retard de deux mois dans la transmission de l’information aux autorités compétentes, listes des personnes habilitées non initialement disponible, congélateurs non sécurisés, absence de vidéosurveillance, archives non disponibles le week-end ».

Une alerte qui a tardé pendant plusieurs mois

L’institut Pasteur avait constaté la disparition des tubes au début de l’année, mais n’avait alerté l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) que le 8 avril. Lors de l’interview qu’il avait accordée au « Quotidien » peu de temps après l’annonce de la disparition des échantillons, le directeur de l’Institut Pasteur, le Pr Christian Bréchot, avait affirmé que « depuis le début, nous n’avons aucun doute sur la non-toxicité des échantillons, et ce point a été confirmé par un comité d’experts indépendants », et que l’hypothèse la plus probable restait celle « d’une destruction accidentelle au cours d’un transfert d’un congélateur à un autre lors de l’épisode de décongélation de 2012 ».

Ces propos ont été repris par Marisol Touraine lors d’une séance de questions à la presse à l’issue du conseil des ministres de mercredi matin. La ministre a rappelé que « des enquêtes ont été réalisées, j’ai moi-même demandé à plusieurs experts indépendants de se prononcer. Ils ont indiqué que ces flacons, pour autant qu’ils existent encore, ne comportaient aucun risque de contamination. » La ministre a précisé qu’elle attendait les résultats « dans quelques semaines ».

Damien Coulomb
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 1 Commentaire
 
23.05.2014 à 00h26

« Il est passé par ici, il repassera par là ! »

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