Temps d’attente aux urgences : Générale de santé promet une transparence totale

Temps d’attente aux urgences : Générale de santé promet une transparence totale

15.05.2014
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Maximum 30 minutes : c’est le temps d’attente jugé « raisonnable » aux urgences (hors urgence vitale) par 58 % des Français sondés* par l’IFOP. Un idéal parfois éloigné du vécu : 36 % des mêmes personnes interrogées ont attendu plus d’une heure avant d’être vues par un médecin ou un infirmier lors de leur dernier passage aux urgences.

C’est pour répondre à cette demande de la population que la Générale de santé s’engage à afficher les délais d’attente dans chacun de ses 20 services d’urgences, qui comptabilisent 400 000 passages par an. Une façon, pour le groupe, de soigner son image : « Les urgences sont une vitrine de ce qu’on est capable de faire », observe Pascal Roché, directeur général de Générale de santé.

Aujourd’hui au Blanc-Mesnil, une attente moyenne évaluée à 8 minutes

Deux établissements pilotes ont compressé leur temps d’attente et l’affichent en toute transparence : ils vont inspirer le reste du groupe. L’hôpital privé de la Seine-Saint-Denis, au Blanc-Mesnil, engrange 24 000 passages par an. Il affiche en temps réel le temps d’attente (entre l’arrivée aux urgences et la prise en charge par un médecin ou infirmier), le nombre de patients en cours de prise en charge, et le nombre de patients en attente. Les informations sont disponibles sur le site Internet de l’hôpital et sur un écran dans la salle des urgences.

Ce jeudi 15 mai, à 12 h 30, le délai moyen d’attente affiché s’élève ainsi à 8 minutes, 12 patients sont en cours de traitement, et personne n’est en attente de prise en charge.

Le responsable des urgences du Blanc-Mesnil, Dr Amar Amrane, s’appuie sur des moyens adaptés (système d’information performant, équipe renforcée) pour faire face aux pics d’affluence. « Notre délai de passage est d’1 h 32 entre l’entrée et la sortie, et notre taux d’hospitalisation, de 10 %, détaille-t-il. Notre activité a bondi de 40 % en quelques années. Le fait de poser le diagnostic le plus tôt possible nous a permis de diminuer la durée moyenne de séjour, et de fluidifier l’aval. C’est un moyen de répondre à l’agressivité. »

Cliquer sur le graphique pour agrandir

 

À Antony, le nombre d’urgentistes s’adapte au flux de patients

L’hôpital privé d’Antony, dans les Hauts-de-Seine, affiche de son côté le temps d’attente moyen du mois précédent. Les urgences, ouvertes en 1991, ont reçu 65 000 passages en 2013. Pour gérer un tel flux, le service s’est réorganisé. Son responsable, Dr Christophe Quilliec, explique : « On a créé un binôme de tri médecin et infirmier qui voit tout le monde. Ce binôme pilote la salle, oriente les patients et gère le circuit court. Les flux peuvent être anticipés : on adapte la présence médicale à la demande. On a obtenu de l’imagerie la possibilité d’intégrer des patients urgents. L’organisation n’est pas figée : notre activité augmente constamment, on s’adapte sans cesse. »

L’an passé, 18 millions de Français se sont présentés aux urgences. Pour Pascal Roché, DG de Générale de santé, les autorités font un mauvais calcul en tablant sur un tassement de la fréquentation des urgences. « Nous vivons dans une société instantanée où les gens ne veulent pas attendre, surtout s’il s’agit de leur santé ou de la santé de leur enfant. À nous, hospitaliers, de nous adapter ». Générale de santé entend faire la preuve que l’hospitalisation privée peut innover sur les missions de service public.

Mais, éternel débat, une clinique prend-elle exactement les mêmes cas urgents qu’un hôpital public ? « On a les mêmes personnes âgées, les mêmes tentatives de suicide et les mêmes alcooliques qu’à l’hôpital », rétorque le Dr Quilliec. « Le case mix à Antony est le même que partout ailleurs », renchérit Pascal Roché.

* Sondage mené par l’IFOP en mars 2014 auprès de 1 009 personnes, à la demande de Générale de santé

Delphine Chardon
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 10 Commentaires
 
22.02.2015 à 22h02

« Profession: médecin chef de service en Algérie
je croyais que le fait de courir aux umc en négligeant la polyclinique d'a co Lire la suite

Répondre
 
16.05.2014 à 10h00

« Bonjour,
Avec un taux d'hospitalisation à 10%, au Blanc-Mesnil, il est juste impossible que ce service accepte les personnes âgées, les tentatives de suicide, les alcoolisés, qui sont tous des patie Lire la suite

Répondre
 
16.05.2014 à 16h00

« Peut être que les gens hospitalisés dans le secteur public le sont aussi faute d avoir des examens complémentaires permettant de statuer sur une hospitalisation ou non.... Dans le privé les gens son Lire la suite

Répondre
 
16.05.2014 à 09h47

« Chez mon ami Christophe Quilliec que je félicite pour son investissement sans faille, il s'agit d'une structure privée qui a tout intérêt à faire des examens complémentaires et d'en faciliter l'accè Lire la suite

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16.05.2014 à 09h46

« D'accord en partie avec les commentaires précédents, mais il faut reconnaitre que le service public néglige ses SAU et la fréquentation croissantes de ces derniers, en partie effectivement pour des Lire la suite

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16.05.2014 à 08h52

« Je travaille à la Générale de santé.... dans un service d'urgences comme médecin urgentiste. Devant l'activité croissante des urgences, nous demandons depuis quelques années quelques salles suppléme Lire la suite

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17.05.2014 à 16h02

« ....Gérée par des médecins, après avoir été rachetée par un fonds australien !!!???? »

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