Les accidents d’exposition au sang sont aussi très fréquents chez les infirmières libérales

Les accidents d’exposition au sang sont aussi très fréquents chez les infirmières libérales

11.04.2014
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La Fédération nationale des infirmières (FNI) alerte sur la fréquence des accidents d’exposition au sang (AES) chez les infirmières libérales. Le risque d’AES en milieu hospitalier est bien connu et évalué et bénéficie de mesures de protection adaptées. L’enquête réalisée par la FNI avec le soutien du Groupe d’étude sur le risque d’exposition des soignants aux agents infectieux (GERES)* révèle que 62 % des infirmiers ou infirmières libéraux ont déjà été victimes d’un AES par piqûre d’aiguille au cours de leur carrière, dont la moitié d’entre eux au cours de l’année écoulée. Seulement 19 % des infirmières ont consulté un médecin référent hospitalier, jugeant elles-mêmes le risque minime ou nul. L’analyse révèle par ailleurs que 52 % des enquêtés ne connaissent pas la conduite à tenir en cas d’AES et que 80 % jugent les informations disponibles « insuffisantes ou inexistantes ».

Consulter dans les 4 heures

« À l’hôpital, tout est normé, tandis qu’une infirmière libérale doit connaître l’existence même du service hospitalier référent et faire la démarche de s’y rendre. Il y a une sous-représentation en termes de déclaration et de prise en charge des AES chez les infirmières libérales », a commenté le Pr Christian Rabaud, chef du service des maladies infectieuses et tropicales au CHU de Nancy, vice-président du GERES et responsable du CCLIN Est. Intervenant dans une émission de la Web TV de la FNI, il a rappelé qu’après le nettoyage de la plaie (eau, savon puis produit désinfectant) une consultation auprès d’un service hospitalier expert ou référent était indispensable dans les 4 heures afin d’évaluer le risque potentiel de contamination par le VIH, le VHB ou le VHC et envisager la mise en route d’un traitement. Parmi les difficultés qui compliquent la démarche des infirmières libérales, la FNI note l’éloignement parfois d’un centre hospitalier de référence, le défaut de couverture (la souscription d’une assurance complémentaire relève de l’initiative du soignant), le manque de matériel sécurisé davantage utilisé à l’hôpital.

* L’étude est soutenue par l’entreprise BD (Becton, Dickinson and Company) spécialisée dans les technologies médicales.

Dr Lydia Archimède
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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