Installation en libéral : en Alsace, les futurs médecins pèsent le pour et le contre

Installation en libéral : en Alsace, les futurs médecins pèsent le pour et le contre

09.04.2014

S’installer en libéral ou poursuivre sa carrière à l’hôpital, exercer seul ou en maison de santé...

Décisif, le choix de carrière des futurs médecins ressemble souvent à un casse-tête. Une centaine d’internes viennent de participer à Strasbourg au premier séminaire régional des jeunes médecins organisé par le Syndicat autonome des internes des hospices civils de leur faculté (SAIHCS).

« L’objectif du séminaire était de donner une vision d’ensemble du système de santé et des différents modes d’exercice, et ce quelle que soit la spécialité, explique Lionel Barrand, président du SAIHCS et vice-président de l’ISNI (internes). L’important pour les internes est de choisir leur exercice futur en toute autonomie et de construire sereinement leur projet professionnel car ils ont actuellement peur de s’installer. »

Les avantages et inconvénients des différents modes d’exercice ont été examinés lors d’une table ronde sur l’installation. Intervenant après la sénatrice PS d’Alsace, Patricia Schillinger, qui s’inquiétait de l’apparition de déserts médicaux dans le sud de la région, le Dr Alexandre Feltz, généraliste (MG France) et conseiller de Roland Ries à la mairie de Strasbourg, a défendu le modèle porteur des maisons de santé pluriprofessionnelles, saluant les divers projets qui confortent l’accès aux soins dans les quartiers sensibles.

Le Dr Pierre-Paul Schlegel (CSMF), président de l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) « médecins » d’Alsace, a confirmé que l’objectif des maisons de santé est d’abord de répondre à la désertification médicale en zone rurale.

La clé de l’aménagement du territoire

Même si les MSP et pôles de santé ont le vent en poupe, l’exercice isolé n’est pas mort, y compris en zone rurale, souligne le Dr Guilaine Kieffer-Desgrippes (SML). Nombre de praticiens restent attachés à cette liberté individuelle et de choix. Hostile au modèle unique, la généraliste plaide pour la cohabitation de différents modes d’exercice. Un consensus émerge : combattre les déserts médicaux nécessite à la fois de multiplier les aides et incitations à l’installation mais surtout de rendre les territoires plus attractifs (services publics, commerces...). C’est l’aménagement du territoire (bassin de vie) qui est décisif. « Difficile de demander à un jeune médecin de s’installer dans un secteur où il n’y a ni crèche, ni école, ni pharmacie », met en garde Emanuel Loeb, président de l’ISNI.

Ch. G.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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