Un officier-médecin animalier de l’armée italienne risque un an d’emprisonnement

Un officier-médecin animalier de l’armée italienne risque un an d’emprisonnement

10.02.2014

Pour avoir aidé une chatte en difficulté durant la mise bas, un officier médecin de l’armée italienne risque un an d’emprisonnement.

Durant l’été 2012, Barbara Balonzoni, une quadragénaire d’origine bolognaise participait à la mission militaire italienne au Kosovo à titre de médecin militaire. « Un après-midi, j’ai été contacté par deux soldats pour aider une chatte durant sa mise bas. Ils estimaient que l’animal était en danger de mort car elle n’arrivait pas à expulser un chaton mort et coincé dans son utérus », se souvient Barbara Balonzoni.

Or ce jour-là, le vétérinaire du contingent italien était en permission. Du coup, l’officier-médecin décide d’intervenir même si la loi italienne interdit à un médecin de jouer les vétérinaires et vice-versa.

Sauver le soldat Balonzoni

Quelques jours après, Barbara Balonzini est accusée d’avoir violé un dispositif adopté le 6 mai 2012 par le commandant de la base pour interdire aux soldats d’entrer en contact avec des animaux errants. L’objectif est d’éviter les risques de transmission de maladies. Pas de chance, en aidant la chatte à mettre bas, la jeune femme s’est blessée à un doigt et a dû être vaccinée contre la rage. Accusée d’insubordination, Barbara Balonzoni est consignée pendant cinq jours puis déférée devant un tribunal militaire.

Mobilisée par l’ENPA, la société de protection des animaux, l’opinion publique italienne a lancé une pétition sur la Toile pour sauver le soldat Balonzoni. L’affaire a également pris une tournure politique avec l’interrogation parlementaire présentée mercredi après-midi à la Chambre Haute par une sénatrice démocrate. Tout en souhaitant que les accusations contre le médecin militaire soient retirées, Silvana Amati a demandé l’application de « l’article 13 du Traité de Lisbonne disposant que les États membres tiennent pleinement compte des exigences du bien-être des animaux en tant qu’êtres sensibles ». Reste à voir si les juges militaires seront suffisamment sensibles et acquitteront la soldate animalière.

De notre correspondante à Rome, Ariel F. Dumont
Source : Lequotidiendumedecin.fr
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