Ostéopathie, santé, bien être : la charge du CNPS contre la confusion des genres

Ostéopathie, santé, bien être : la charge du CNPS contre la confusion des genres

07.02.2014
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Le Centre national des professions de santé (32 organisations de libéraux) fait part de ses « plus vives réserves » au sujet des démarches et travaux engagés par le ministère de la Santé concernant l’ostéopathie.

Cette nouvelle mise en garde intervient au moment où se profilent de nouvelles coopérations interprofessionnelles dans le cadre de la réforme du premier recours. « Il n’est pas possible de laisser perdurer la confusion existante entre la prise en charge réalisée par des ostéopathes professionnels de santé, et celle réalisée par des ostéopathes qui ne le sont pas », s’agace le CNPS.

Appellation d’origine contrôlée...

Le gouvernement a promis d’engager des travaux sur la refonte de l’ostéopathie et a même diligenté une enquête de représentativité.

Mais à ce stade, rien ne rassure le CNPS qui, à titre préventif, appelle de ses vœux une « clarification urgente ». La solution du CNPS consisterait à mettre en place une appellation officielle d’« ostéopathe professionnel de santé » (pour les médecins, kinés, sages-femmes, pédicures podologues...) par opposition à une appellation « ostéopathe non professionnel de santé ». « La personne qui consulte un ostéopathe doit savoir de quoi on parle, aujourd’hui les orientations ne sont pas claires », résume Philippe Gaertner, président du CNPS, joint jeudi par « le Quotidien ».

Santé d’un côté, bien être de l’autre

Le CNPS préconise une séparation radicale. Le traitement des pathologies serait « exclusivement réservé » aux ostéopathes professionnels de santé « pour des raisons de sécurité ». Eux seuls seraient admis dans les protocoles de coopération et dans les équipes de soins pluridisciplinaires. À l’inverse, l’activité des ostéos non professionnels (exclusifs) « doit se limiter au bien-être et ne fait pas partie du parcours de soins ».

Cette ostéopathie de bien-être ne doit en aucun cas donner lieu à un remboursement du régime obligatoire, martèle le CNPS. Même la prise en charge par les complémentaires serait « très discutable », juge le CNPS, dès lors que certains actes de soins sont, eux, peu remboursés.

Côté enseignement enfin, le CNPS estime qu’il n’est « pas utile » de fixer la durée de formation en ostéopathie à cinq ans qui, elle aussi, entretiendrait la confusion des genres. Un tel cursus traduirait la volonté de « créer une nouvelle profession », piste que refuse le CNPS.

Cyrille Dupuis
Source : Lequotidiendumedecin.fr
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