Vincent Lambert : le Conseil d’État renvoie sa décision à la semaine prochaine

Vincent Lambert : le Conseil d’État renvoie sa décision à la semaine prochaine

06.02.2014

Le juge des référés du Conseil d’État a décidé ce jeudi de renvoyer la décision sur l’arrêt de soins de Vincent Lambert, à une formation collégiale. « La très grande difficulté des questions qui sont posées », d’ordre « juridique », « déontologique » et « éthique », « exclut qu’elles puissent être tranchées par un juge unique », a tranché le président Bernard Stirn au terme de l’audience en référé devant la plus haute juridiction administrative française. « Une formation collégiale se réunira dans le courant de la semaine prochaine », a-t-il ajouté, précisant que la date serait fixée ce vendredi à 10 h 00.

Sa décision a été prise après avoir entendu les témoignages bouleversants mais contradictoires de membres de la famille de Vincent Lambert et des praticiens.

Les différentes parties entendues

Cet homme de 38 ans a « des lésions cérébrales graves et irréversibles, une incapacité à exprimer ses volontés. Il est atteint d’une maladie grave et incurable », a décrit le Dr Éric Kariger, qui dirige le service de soins palliatifs du CHU de Reims.

L’avocate des parents de Vincent Lambert, Me Claire Le Bret-Desaché, a au contraire assuré qu’il n’était « pas en fin de vie, pas atteint d’une maladie grave et dégénérative. On ignore s’il souffre ». Dans cette situation, « le doute doit profiter à la vie », a-t-elle fait valoir. La mère du patient, opposée comme son mari à l’euthanasie passive de son fils, s’est dite persuadée que « Vincent est présent ».

Les médecins, l’épouse et un neveu de Vincent Lambert avaient saisi le Conseil d’État pour contester le maintien en vie décidé le 16 janvier par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne à la demande des parents.

Pour Me Bruno Odent, avocat de l’épouse, « seul un médecin peut apprécier la décision de savoir si le maintien de l’alimentation constitue un acharnement thérapeutique ». La question à laquelle doit répondre la justice est de savoir « si le Dr Kariger, qui l’a décidé, a commis une illégalité manifeste ». Me François Molinié, conseil de l’union nationale des associations de familles de traumatisés crâniens, a expliqué que les familles de ces patients en état « pauci-relationnel » comme Vincent Lambert, sont « extrêmement préoccupées » par la décision que prendra le Conseil d’État.

Dr Lydia Archimède
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 5 Commentaires
 
27.02.2014 à 20h58

« Ariel Sharon a bien été maintenu en Israël pendant 9 ans, avec des soins palliatifs, dans un coma suite à un AVC sans espoir, à 69 ans ! On peut toujours espérer un miracle, mais le temps qui passe Lire la suite

Répondre
 
07.02.2014 à 18h51

« A l'heure ou la peine de mort a été abolie comment peut-on accepter que la justice ou qu'une commission nationale ait un pouvoir de vie ou de mort sur un individu malade de surcroit !
Il serait légi Lire la suite

Répondre
 
06.02.2014 à 22h57

« Il est bien étrange qu'un tribunal administratif ou le Conseil d’État doivent décider du maintien en vie ou de la mort d'un patient... »

Répondre
 
06.02.2014 à 19h29

« Comment peut-on dire que le maintien de l'alimentation et de l'hydratation constitue un acharnement thérapeutique ! »

Répondre
 
07.02.2014 à 12h10

« L'alimentation et l'hydratation font partie des soins de base, au même titre que les soins d'hygiène, le nursing, le traitement de la douleur... les soins de base ne sont pas à confondre avec les so Lire la suite

Répondre

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Régime complémentaire et ASV : la retraite « en temps choisi » applicable dès 2017 !

CARMF Médecin retraite

Tout vient à point… Après l'échec en 2014 d'un premier projet de « retraite à la carte » (une réforme du seul régime complémentaire... 2

Contraception Essure : après le lancement d'une action judiciaire, le CNGOF appelle à un recueil fiable des données

Essure

Les micro-implants tubaires Essure de contraception définitive font l'objet d'une première action en justice en France contre le fabricant... Commenter

« Bref, je suis interne d’ortho », la parodie d’un étudiant visionnée près de 400 000 fois

En bref Interne en ortho

Rémi di Francia n’en revient pas. Sa vidéo parodique sur l'internat diffusée le 16 novembre dernier rencontre un énorme succès sur les... 9

A découvrir

l'annuaire du-diu

GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter

imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter