La pollution particulaire est un facteur de maladies coronaires

La pollution particulaire est un facteur de maladies coronaires

22.01.2014
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L’exposition à la pollution de l’air comportant des particules fines pendant une longue durée est associée à un surcroît de maladies coronaires, même pour une exposition à des niveaux inférieurs aux limites européennes.

L’étude dirigée par le département d’épidémiologie de Rome, et publiée dans le BMJ (22 janvier 2014), indique que les limites prévues par l’UE pour la pollution de l’air devraient être revues à la baisse.

Les États-Unis sont plus stricts

Les effets à long terme de la pollution ambiante comportant des particules sont controversés, et les normes diffèrent selon les législations. Dans l’Union européenne, le diamètre limite des particules a été fixé à 2,5 microns (particules dites PM2,5) et à une densité inférieure à 25 µg/m3. Ce qui est loin derrière la limite fixée aux États-Unis (12 µg/m3).

L’étude ESCAPE a été menée dans 11 cohortes européennes pour connaître les effets à long terme de la pollution aéroportée sur les événements coronaires (infarctus du myocarde et angor instable).

Entre 1997 et 2007, plus de 100 000 personnes n’ayant pas d’antécédents cardiaques ont été enrôlées et suivies pendant une moyenne de 11,5 ans. Il y a eu 5 157 participants qui ont souffert d’un événement coronaire au cours du suivi.

Une influence sous-estimée

Les chercheurs trouvent qu’une augmentation de 5 µg/m3 de particules PM2,5 est associée à un accroissement de 13 % du risque d’événement coronaire ; et une augmentation de 10 µg/m3 des particules PM10 s’associe à une augmentation de 12 % du risque. La limite européenne pour les PM10 est de 40 µg/m3. Les corrections pour d’autres facteurs de risque, tels que la présence d’autres maladies, le tabagisme et des facteurs socio-économiques, ne modifie pas significativement les résultats.

Les auteurs soulignent que l’influence de la pollution particulaire sur les maladies coronaires peut être sous-estimée si l’on ne prend en compte que la mortalité.

Dr Béatrice Vuaille
Source : Lequotidiendumedecin.fr
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22.01.2014 à 23h43

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