Une campagne pour protéger les jeunes contre les dangers du Web et la pédo-criminalité

Une campagne pour protéger les jeunes contre les dangers du Web et la pédo-criminalité

07.01.2014
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Des émoticônes à visages d’hommes. C’est l’image choc utilisée par la campagne que vient de lancer l’association Innocence en Danger pour sensibiliser les enfants et les parents aux dangers du Web. L’occasion pour médecins et associatifs de mettre en garde contre les risques, tout sauf virtuels, de la pédo-criminalité.

Qui se cache derrière les émoticônes ? De potentiels pédo-criminels, avertit la campagne. L’association Innocence en Danger appelle ainsi à la vigilance. Aussi bien de la part des enfants, que de la part des parents. Car si les premiers surfent en toute légèreté, pas sûr que les seconds aient conscience du danger.

« Fausses identités »

Selon les chiffres annoncés par l’association, seulement 30 % des parents informés de l’existence de logiciels de contrôle parental en ont installé un sur l’ordinateur familial. Et pourtant, Internet est le média préféré des jeunes Français devant la télévision. Près de 90 % des moins de 17 ans y sont familiarisés. Ce qu’ils aiment avant tout : surfer sur les réseaux sociaux et forums de discussion pour papoter, ou se faire de nouveaux amis, comme le déclarent 60 % des Français de 12-17 ans. C’est justement là que pointe le danger. Le risque de tomber non pas nez à nez, mais par écrans interposés, sur « des personnes qu’ils ne connaissent pas et qui se cachent sous de fausses identités », alerte le Dr Gilles Lazimi, coordinateur de la campagne.

750 000 prédateurs

Derrière une discussion truffée d’émoticônes aux airs bonhommes, peut se cacher l’un des 750 000 prédateurs chiffrés par l’ONU. Des pédo-criminels qui rôdent en permanence sur internet. D’où l’intérêt de la campagne. « Donner une figure humaine aux émoticônes, déclare le Dr Emmanuelle Piet, coordinatrice de la campagne, permet de démontrer la réelle nature de ceux qui peuvent se cacher derrière ces symboles a priori inoffensifs. » Face à un éventuel prédateur qu’il pourrait considérer à tort comme un « ami » du même âge que lui, l’enfant est sans protection. À ce jour, un enfant sur cinq dans le monde a été sollicité sexuellement sur le Net. L’utilisation massive des tablettes et smartphones risque d’accroître le phénomène.

L’insouciance des jeunes fait d’Internet le terrain parfait des pédo-criminels. Véritable autoroute sans signalisation, comme le compare si justement Homeyra Sellier, présidente d’Innocence en Danger International. « Cette campagne va permettre de sensibiliser et d’ouvrir le débat sur les dangers d’internet », déclare-t-elle. Avec le ferme objectif d’« amener l’État à renforcer les moyens pour lutter contre les pédo-criminels. »

 Dr ADA PICARD
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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