Mélanome métastatique : des résultats avec une molécule d’immunothérapie

Mélanome métastatique : des résultats avec une molécule d’immunothérapie

21.11.2013
  • 1385026399474359_IMG_116219_HR.jpg

Une nouvelle molécule d’immunothérapie, le MK-3475 (anti-PD-1), donne de bons résultats dans le traitement du mélanome, selon les données présentées au Congrès de la « Society for Melanoma Research » (Philadelphie) par une équipe française. L’étude multicentrique de phase 1 présentée par le Dr Caroline Robert (chef du service de dermatologie à l’Institut Gustave Roussy, Villejuif) porte sur le suivi de 135 patients atteints d’un mélanome métastatique, inclus dans l’étude multicentrique de phase 1. Les premiers résultats publiés en juin dans le « New England Journal of Medicine » montraient un taux de réponse tumorale global actualisé de 38 %.

24 semaines de plus

Avec un suivi de 24 semaines supplémentaires, ce taux a augmenté de 3 points passant à 41 %, dont 9 % de réponses complètes. Et l’effet du MK-3475 perdure chez 88 % des patients répondeurs, avec un suivi médian de 14,5 mois. « Pour la dose la plus élevée (10 mg/kg toutes les 2 semaines), 51 % des patients ont présenté une réponse objective et 14 % des patients une réponse complète. »

Les réponses thérapeutiques sont observées aussi bien chez les patients ayant été pré-traités à l’ipilimumab (anti-CTLA4, autre molécule d’immunothérapie) que chez les autres.

Sur le plan de la tolérance, on note 13 % d’effets secondaires de grade 3 et 4, le plus souvent de type immunologique, et contrôlables par l’arrêt du traitement et un traitement symptomatique adapté.

Une étude de phase 3

Le système immunitaire est très impliqué dans le développement du mélanome, d’où le développement de traitements immunothérapiques dont le but est de casser la tolérance de l’organisme vis-à-vis du mélanome et de favoriser la destruction de la tumeur par les cellules du système immunitaire. Les anti-PD-1 (Programmed celle Death1) se fixent sur les récepteurs PD-1 présents à la surface de lymphocytes T activés pour lever un obstacle à la réponse immunitaire dirigée contre les cellules tumorales.

Une étude multicentrique internationale de phase 3 est en cours comparant le MK-3475 à l’ipilimumab chez les patients en première ou deuxième ligne de traitement.

 Dr BÉATRICE VUAILLE
Source : Lequotidiendumedecin.fr

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

À Saint-Lunaire, branle-bas de combat pour remplacer un généraliste

st lunaire

À Saint-Lunaire (Ille-et-Vilaine), station balnéaire près de Dinard, la prochaine saison touristique donne des sueurs froides à la mairie. L... 9

Perturbateurs endocriniens : 7 écolos contaminés jusqu’aux pointes des cheveux

Perturbateurs endocriniens : 7 écolos contaminés jusqu’aux pointes des cheveux-1

Quel lien existe-t-il entre la navigatrice et présidente de WWF-France Isabelle Autissier, Yann Arthus-Bertrand, Nicolas Hulot,... 5

François Fillon : « Le gouvernement socialiste a montré son mépris des médecins »

FILLON

« Pas question de toucher à l'assurance-maladie, et encore moins de la privatiser ». Après des semaines de polémique, le candidat LR à l'éle... 16

A découvrir
l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter