Radiofréquences : le rapport de l’ANSES pose plus de questions qu’il n’en résout

Radiofréquences : le rapport de l’ANSES pose plus de questions qu’il n’en résout

16.10.2013
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La mise à jour par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) de son expertise de 2009 sur les radiofréquences a été accueillie avec toute la mesure qu’implique la prudence des conclusions scientifiques.

Les ministres de la Santé Marisol Touraine, de l’Écologie, Philippe Martin, et la ministre en charge de l’économie numérique Fleur Pellerin, prennent acte des recommandations de l’ANSES et rappellent les mesures simples identifiées pour limiter l’exposition individuelle aux ondes, comme l’usage modéré du téléphone et l’utilisation des kits oreillettes mains-libres et de terminaux avec un débit d’absorption spécifique (DAS) faible.

Interdire le téléphone au moins de 6 ans ?

Ils s’engagent aussi à travailler sur l’information au public, notamment la généralisation de l’affichage du niveau d’exposition maximal pour tous les dispositifs émetteurs de champs électromagnétiques utilisés près du corps, demandée par l’ANSES. Sur une éventuelle interdiction du téléphone portable aux enfants de moins de 6 ans, Marisol Touraine a répondu sur France Info ce mercredi que « la question reste posée. L’enjeu principal est celui de l’information, de l’accompagnement et sans doute d’une plus grande visibilité des messages relatifs aux risques ».

En ce qui concerne les effets des antennes de téléphonie, le gouvernement rappelle que le Premier ministre a confié à Jean-François Girard, conseiller d’État, et Philippe Tourtelier, ancien député, une mission en matière de sobriété des ondes électromagnétiques qui devra rendre ses conclusions en novembre.

Les ministres font enfin part de leur souhait de voir les travaux de l’ANSES se poursuivre, notamment grâce à un fonds de 2 millions d’euros par an pour des appels à projet sur les ondes électromagnétiques.

Pas de principe de précaution

L’association Robin des Toits s’est dite en revanche « déçue » par le rapport de l’ANSES, qui ne préconise pas l’application du principe de précaution. Le porte-parole Étienne Cendrier a regretté le manque d’études sur le déploiement de la technologie 4G.

« Depuis 2009, nous avons demandé que soit étudié l’impact de la 4G avant son déploiement, histoire de ne pas prendre la population comme cobaye. Nous sommes en 2013, la technologie est en train d’être lancée, et il n’y a toujours pas d’étude d’impact sanitaire », peste-t-il. Et de demander de baisser le niveau global d’exposition.

 COLINE GARRÉ
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 1 Commentaire
 
Hervé M Médecin ou Interne 16.10.2013 à 21h29

« C'est curieux l'étude bioinitiative est très explicite ! Courage, grillons en attendant d'improbables aveux de culpabilité ! »

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