Mélanome cutané métastatique : les recommandations de l’INCa

Mélanome cutané métastatique : les recommandations de l’INCa

15.10.2013
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L’Institut national du cancer (INCa) publie en collaboration avec la société française de dermatologie (SFD), édite des recommandations pour les professionnels, sur le traitement des formes métastatiques du mélanome.

Ces recommandations nationales portent sur le traitement systémique de 1re et de 2e ligne et sur les traitements locorégionaux des métastases cérébrales, pulmonaires, cutanées, osseuses, hépatiques et digestives.

11 000 nouveaux cas en 2012

Le mélanome cutané est un cancer fréquent, avec plus de 11 000 nouveaux cas en France en 2012. C’est un cancer de bon pronostic, avec une survie relative à 5 ans, estimée supérieure à 90 %. Par contre, pour les formes métastatiques, la survie à 5 ans estimée n’est que de 15 %.

La prise en charge est toutefois en train de se modifier. C’est l’état des lieux des connaissances qui est publié par l’INCa.

Ces recommandations sont destinées à l’élaboration de la stratégie thérapeutique, discutée en concertation pluridisciplinaire, en s’appuyant sur un bon usage.

Les recommandations portent sur les questions suivantes :

- Le traitement systémique du mélanome métastatique non résécable (stade IIIC, IV) hors métastases cérébrales. Pour ces cas, le traitement systémique est de plus en plus conditionné vers les thérapies ciblées : inhibiteurs de BRAF, MEK et KIT, guidé par une éventuelle mutation portant sur ces gènes. Ainsi, tous les cas doivent-ils bénéficier d’un génotypage pour la recherche mutationnelle.

Par ailleurs, « au regard du pronostic de la maladie et malgré l’émergence de ces nouveaux traitements, l’inclusion des patients dans un essai thérapeutique doit être privilégiée et prioritaire », indiquent les experts.

- Le mélanome pauci-métastatique (hors métastases cérébrales) : chez quels patients faut-il proposer un traitement locorégional des sites métastatiques et le cas échéant, quelles techniques recommander ? Les données disponibles sont limitées (hétérogénéité des populations incluses, manque de recul sur certains traitements), notent les experts. Globalement, « il est encouragé d’inclure les patients dans des essais thérapeutiques afin d’apporter plus d’informations sur les techniques émergentes ». Les différentes options sont ensuite détaillées.

- Le cas particulier des patients présentant une ou des métastases cérébrales : quels traitement systémiques ou locorégionaux proposer ? Dans ces cas-là aussi, les données publiées depuis 2007 sont limitées. On privilégie les traitements locaux lorsque cela est possible. Ensuite, les abords peuvent dépendre de la taille, du nombre, de la localisation et du contexte pathologique du patient.

Dr BÉATRICE VUAILLE
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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