Stratégie nationale de santé : les usagers veulent avoir voix au chapitre

Stratégie nationale de santé : les usagers veulent avoir voix au chapitre

08.10.2013
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Claude Rambaud, présidente du Collectif interassociatif sur la santé (CISS, usagers), a précisé ce mardi la place active que les patients souhaitaient prendre dans l’application de la stratégie nationale de santé, mais aussi leurs principales attentes, à l’occasion d’une rencontre des Amphis de la Santé*.

Signataire du manifeste « Pour un débat public sur la santé » sur le financement des soins, Claude Rambaud fonde en particulier beaucoup d’espoirs dans le volet consacré à la prévention primaire, « tête de pont » de la feuille de route du gouvernement.

Manque de courage politique

Sur le parcours de soins coordonné, « cher aux usagers », Claude Rambaud a affiché en revanche son scepticisme quant à la concrétisation des objectifs du gouvernement. La présidente a dénoncé à cet égard le « manque de courage politique sur la régulation médicale ». « Personne n’a voulu contraindre les médecins [à s’installer dans les déserts médicaux, NDLR], maintenant il faut assumer », a-t-elle tonné.

Claude Rambaud a également reproché aux pouvoirs publics leur passivité sur « les fermetures des structures de soins, hôpitaux et cliniques, qui contribuent au désistement des libéraux » de l’offre de soins de proximité et « le manque d’accompagnement dans le transport des patients ».

Elle a aussi émis des « réserves » sur le rôle du futur coordonnateur de parcours, cette « espèce de grand maître par lequel il faut passer pour bénéficier du tarif opposable ». « Quels seront ses pouvoirs ? », s’est interrogée Claude Rambaud.

Démocratie sanitaire

Le CISS attend enfin des avancées concrètes en matière de démocratie sanitaire. Il espère être consulté (dans le cadre du futur comité interministériel) sur les questions santé/environnement, santé au travail, santé scolaire ou recherche et formation.

Autres priorités : le droit des patients et la représentation nationale. D’une part, la loi Kouchner de mars 2002 doit être pleinement appliquée et mieux enseignée aux futurs médecins ; d’autre part, les usagers, tous bénévoles, souhaitent percevoir une aide financière en reconnaissance de leurs missions.

* Colloque à Paris, en partenariat avec l’ESSEC et « le Quotidien ».

 A.B.-I.
Source : Lequotidiendumedecin.fr
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