Seine-Maritime et Somme : le MenBvac maintenu dans une seule zone résiduelle d’hyperendémicité

Seine-Maritime et Somme : le MenBvac maintenu dans une seule zone résiduelle d’hyperendémicité

10.09.2013
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Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) diffuse sur son site un avis rendu le 11 juillet 2013 sur la campagne de vaccination contre le méningocoque B:14:P1.7,16 dans les départements de la Seine-Maritime et de la Somme. Sollicité par la Direction générale de la santé, le HCSP devait répondre notamment sur la nécessité de modifier le champ actuel de cette campagne commencée en 2006 dans la zone de Dieppe (zone 1) puis étendue à la Seine-Maritime (zone 2), puis à la Somme.

Une question supplémentaire portait sur une extension en Picardie à la suite de la survenue à la fin du mois de mai 2004 d’un décès dû à une infection invasive à méningocoque B (IIM) dans la commune de Chépy. La DGS avait déjà, par arrêté, décidé d’étendre la campagne de vaccination à cette dernière commune.

Pas de campagne de vaccination à Chépy

Dans son avis, le HCSP précise que la souche isolée chez la patiente décédée et analysée par le CNR est de phénotype B:NT:P1.16 et donc différent de celui de la souche clonale hypervirulente. Par ailleurs, en l’absence d’autres cas, « la question de l’émergence d’un nouveau variant et son expansion n’est actuellement supportée par aucune évidence », précise le HCSP. Aucun argument ne plaide, « à ce jour, en faveur de l’élargissement de la campagne de vaccination par le MenBvac à la commune de Chépy ni aux autres communes du bassin de vie de Feuquière-en-Vimeu-Fressenville ».

Concernant les zones touchées par la souche B:14:P1.7,16, le suivi de l’incidence des infections invasives à méningocoques « montre que le foyer d’hyperendémicité de la zone de Dieppe (zone 1) semble contrôlé depuis fin 2010 », souligne le Haut Conseil même si « la souche continue de circuler ». Un seul cas d’IMM lié à la souche virulente a été recensé, entre avril 2012 et avril 2013, dans le canton de Dieppe-Ouest chez un adulte de 39 ans. L’incidence de IIM B:14:P1.7,16 est de 1,09 pour 100 000, un taux inférieur à celui retrouvé en début d’hyperendémie (3,3 pour 100 000) et qui avait atteint un pic de 11,9 pour 100 000 en mars 2006.

Dans les zones 2 et 3, sept cas d’IMM B:14:P1.7,16 ont été recensés pendant les deux dernières années (entre avril 2011 et mars 2013), « tous situés dans une zone géographique située le long du littoral, à cheval sur les deux départements ». Cette zone constituée de 35 communes localisées dans 6 cantons (3 au nord-est de la Seine-Maritime : Blangy-sur-Bresle, EU et Londinières ; 3 du nord-ouest de la Somme : Friville-Escarbotin, Gamaches et Aut) délimite une « zone résiduelle d’hyperendémicité ».

En conséquence, le HCSP recommande de poursuivre et de renforcer (par l’administration de la 4e dose recommandée) la campagne de vaccination uniquement dans cette zone résiduelle. « Cette recommandation porte sur une période allant jusqu’au 31 mars 2014 dans l’hypothèse où aucun nouveau cas lié au B:14:P1.7,16 ne survenait avant cette date », indique l’avis.

Dans les autres zones, la vaccination ne sera donc « plus proposée aux nouvelles cohortes de naissance ainsi qu’aux nouveaux arrivants ». Toutefois, les personnes qui ont déjà commencé une vaccination sont « incitées à la compléter leur schéma vaccinal avec le vaccin MenBvac ».


En attendant le Bexsero

Dans sa demande au HCSP, le directeur général de la santé, posait la question de la substitution du MenBvac - développé par l’Institut norvégien de la santé publique et utilisé au titre de l’article L.31-31 du code de la santé publique en l’absence de disponibilité d’un vaccin alternatif doté d’une AMM – par le Bexsero ( Novartis Vaccines and Diagnostics) qui a obtenu une AMM européenne le 14 janvier dernier. La réponse à cette question a fait l’objet d’un précédent avis, non publié alors, daté du 7 février 2013. Le HCSP recommande d’effectuer la substitution, dès que le vaccin Bexsero sera disponible chez les nouvelles personnes éligibles et pour les sujets contacts non antérieurement vaccinés par le MenBvac.

En l’absence de donnée d’interchangeabilité entre les 2 vaccins, l’utilisation exclusive du vaccin MenBvac doit être poursuivie pour les sujets en cours de vaccination et n’ayant reçu qu’une, deux ou 3 doses de MenBvac.

Pour l’heure, le Bexsero n’est pas encore disponible en France.
 Dr LYDIA ARCHIMÈDE  
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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