Une étude en Aquitaine confirme la recrudescence de la gale observée au niveau national

Une étude en Aquitaine confirme la recrudescence de la gale observée au niveau national

18.06.2013
  • 1371572670442098_IMG_107375_HR.jpg

Le « Bulletin épidémiologique hebdomadaire » publie ce mardi une étude sur l’évolution de la gale entre 2007 et 2011 en Aquitaine. Réalisée à partir des données de SOS Médecins à Bordeaux, en Côte Basque et à Pau et des ventes de scabicides de deux grossistes répartiteurs de la région, elle confirme la recrudescence de la maladie au cours de ces 5 dernières années.

Durant la période de l’étude, 769 diagnostics de gale ont été enregistrés par les 3 associations SOS Médecins, soit 0,1 % de leur activité totale. La proportion de diagnostics a augmenté de manière régulière. Entre 2007 et 2011, elle a été multipliée par 3,5 passant de 4,4 diagnostics de gale pour 10 000 actes à 15,6. L’augmentation est confirmée par les ventes de scabicides qui, elles aussi ont aussi été multipliées par 3,2, passant de 15 799 boîtes ou flacons en 2007 à 50 583 en 2011.

La survenue de plusieurs pics épidémiques en fin d’été – début d’automne est en faveur d’une saisonnalité de la gale.

Chez les moins de 20 ans

L’analyse des données montre une légère sur-incidence de la gale chez les femmes (sex-ratio F/H de 1,2) et une part importante de cas chez les moins de 20 ans (45 % des diagnostics contre 38,5 % pour les 21-40 ans, 14 % pour les 41-60 ans et 2,2 % pour les plus de 60 ans), une spécificité retrouvée dans d’autres études européennes. Selon Christine Castor et coll., « les contacts physiques rapprochés et la vie en collectivité, plus fréquents chez les enfants et adolescents, pourraient expliquer cette sur-incidence de cas », chez les plus jeunes. Entre 2008 et 2011, 38 % des épisodes de gale signalés à l’agence régionale de santé d’Aquitaine concernaient d’ailleurs des établissements scolaires.

Les résultats observés en Aquitaine confirment ceux observés au niveau national par l’Institut de veille sanitaire (InVS) qui mettait en évidence une augmentation des ventes de scabicides entre 2005 et 2009, de 10 % par an pour l’Ascabiol et de 22 % pour le Stromectol.

 Dr LYDIA ARCHIMÈDE
Source : Lequotidiendumedecin.fr

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Épilepsie : l'ANSM alerte sur le risque de décès liés à l'utilisation hors AMM du Prodilantin

ansm

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) met en garde les médecins des services d'urgence, de... 2

Calomniée mais confortée, l'interne Sabrina Ali Benali s'explique

Sabrina Ali Benali

Sa vidéo postée sur Facebook le 11 janvier a été vue 11 millions de fois. Un record. L’interne Sabrina Ali Benali y interpelle la ministre... 63

Primaire à gauche : pleins feux sur la santé, la protection sociale et les mutuelles !

debat

Jeudi soir, la première demi-heure du troisième débat de la primaire à gauche a montré à quel point la santé et la protection sociale sont... Commenter

A découvrir

l'annuaire du-diu

GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter

imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter