Risque infectieux lié aux sondes endocavitaires : la SFED met en garde contre tout amalgame

Risque infectieux lié aux sondes endocavitaires : la SFED met en garde contre tout amalgame

11.06.2013
  • 1370965256440295_IMG_106935_HR.jpg

La Société Française d’Endoscopie Digestive (SFED) publie un communiqué, à la suite de l’article publié dans « Le Canard Enchaîné » (édition du 5 juin), qui accuse les praticiens d’endoscopies digestives et d’échographies endocavitaires (gynécologues, urologues et gastro-entérologues) d’être responsables de « 30 000 infections nosocomiales après avoir subi une endoscopie ». La polémique sur les sondes d’échographie endocavitaire et d’endoscopie digestive qui dure depuis 2007 a été relancée récemment par l’eurodéputée Michèle Rivasi, et bruyamment relayée par le Canard.

Procédures de nettoyage et contrôles microbiologiques

La SFED déplore que, pour ce qui est de sa spécialité, « de nombreux patients annulent leurs rendez-vous de coloscopie et de gastroscopie alors que cet examen pourrait leur éviter un cancer digestif. »

Pour cette Société, une mise au point s’impose.

Ainsi, pour les endoscopes utilisés en gastro-entérologie, comportant des éléments d’optique et des instruments chirurgicaux, les procédures de nettoyage ainsi que les contrôles microbiologiques « sont extrêmement rigoureux. » Ils sont définis par des textes précis*, qui ne sont pas les mêmes que pour le nettoyage des sondes d’échographie, indique le communiqué.

Une infection pour plus de 2 millions d’explorations

« Le risque infectieux généré par une endoscopie digestive effectuée dans les conditions normales est très faible. Il est estimé à une infection pour plus de 2 millions d’explorations représentées par les gastroscopies et les coloscopies réalisées en un an en France », indique le SFED.

Un faible risque à mettre en regard du « bénéfice très important de dépister en endoscopie des maladies graves. » Dans le cas du cancer colorectal, 35 000 nouveaux cas apparaissent en France chaque année, avec « 17 000 morts en grande partie évitables si les sujets à risque de cancer colorectal ou dépistés par les tests fécaux bénéficiaient d’une coloscopie de dépistage avec ablation éventuelle de polype dans le même temps », indique la SFED.

* Circulaire n° 591 du 17/12/03 et recommandations DGS/DHOS de mars 2007.

Dr BÉ.V.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Journée mondiale de la tuberculose : alerte à la multirésistance, le risque s'aggrave Abonné

tuberculose

Un article du « Lancet Respiratory Medicine », paru à l’occasion de la Journée mondiale de la tuberculose ce 24 mars, souligne que malgré... Commenter

Les radiologues libéraux revendiquent 80 % de cabinets fermés

greve radiologues

La journée de grève des radiologues libéraux, ce jeudi 23 mars, est considérée comme un franc succès par la profession. « 80 % des cabinets... 2

Bilan des ECNi 2016 : moins de candidats, les jeunes ont cartonné, l'ophtalmo au top !

ecni

La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES), en partenariat avec le Centre national de gestion... Commenter

A découvrir
l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter