Une jeune fille décédée, probablement victime du « jeu du foulard »

Une jeune fille décédée, probablement victime du « jeu du foulard »

16.05.2013

Une adolescente de 13 ans est décédée jeudi soir à Bressols (Tarn-et-Garonne), au sud de Montauban, probablement victime du « jeu du foulard », a-t-on appris vendredi auprès de la gendarmerie et du parquet.

Selon les gendarmes, c’est « très certainement » un jeu comme celui-ci qui a coûté la vie à cette jeune fille.

Rien dans son environnement ou dans la vie de cette famille très unie ne semble devoir expliquer autrement le drame, ont-ils dit. L’adolescente a été découverte inconsciente accrochée par un foulard au pied de son lit. Sa mère, infirmière, a pratiqué un massage cardiaque en attendant l’arrivée des secours. Malgré deux heures d’efforts, l’enfant n’a pu être réanimée.

Le « jeu du foulard » et le « jeu de la tomate », dans lesquels les enfants bloquent leur respiration jusqu’à l’évanouissement pour connaître des sensations fortes, provoquent chaque année des accidents, dont certains mortels. Il sévit aussi bien à la maison qu’à l’école.

Ces jeux d’évanouissement ont pour but d’arriver à hypo-oxygénation cérébrale. Certains signes doivent alerter les proches : maux de tête fréquents, vertiges incompris, diminution des performances scolaires, ecchymoses au niveau des conjonctives, bourdonnements...

Un enfant sur dix s’est livré à un jeu dangereux

En février, la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale préconisait que les élèves de primaire et de collège soient informés des risques de jeux de ce type et que leurs professeurs reçoivent une formation pour en prévenir les dangers.

« Un enfant sur dix s’est déjà livré à un jeu dangereux et 63% connaissent au moins un jeu d’apnée ou d’évanouissement.  », soulignaient deux députées socialistes dans l’exposé des motifs d’un amendement au projet de loi pour la refondation de l’école.

Un mineur succombe chaque mois à de telles pratiques selon les associations, et un enfant sur quatre a déjà vu quelqu’un jouer à ces jeux, surtout à l’école, disaient les parlementaires, qui voyaient là « un enjeu de santé publique ».Le phénomène, resté dans l’ombre jusqu’au début des années 2000, est d’autant plus complexe à appréhender qu’il est parfois difficile d’établir si la mort est liée à la quête de sensations fortes ou s’il s’agit d’un suicide.

Avec AFP
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 1 Commentaire
 
11.05.2013 à 09h19

« Est-il vraiment nécessaire de faire une loi pour diffuser une information aussi indispensable ? Une circulaire auprès de toutes les écoles devrait suffire. »

Répondre

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Mise à jour des diplômes, nouveau statut, évaluation des compétencesRéforme de l'internat : ce qui va changer en 2017

med legale

Le décret très attendu engageant la réforme du 3 e cycle vient d'être publié au « Journal Officiel ». Comment seront formés les médecins de... 1

Pr Alain Fischer (immunologiste, AP-HP) : « La priorité absolue, c'est de protéger les plus vulnérables » Abonné

fischer

La Pr Alain Fischer, immunologiste et père de la thérapie des « bébés-bulle », a présidé le comité d'orientation de la concertation... Commenter

Dans les meetings et les médias, sur les réseaux sociauxLa santé s'immisce dans la course à l'Élysée Abonné

evenement

Trop technique, trop risqué, trop clivant : dans les campagnes présidentielles, le thème de la santé a toujours été escamoté, voire absent.... 1

A découvrir

l'annuaire du-diu

GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter

imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter