Les années collège et lycée, des périodes à risque d’ivresse

Les années collège et lycée, des périodes à risque d’ivresse

07.05.2013
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Toutes classes confondues, un collégien français sur six et trois lycéens sur cinq reconnaissent avoir déjà connu une ivresse alcoolique, selon une étude publiée mardi par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (« BEH »). Le numéro thématique publié ce mardi fournit un ensemble de données sur l’alcool et ses conséquences en France. Sont rappelés dans ce « BEH », les 49 000 décès attribuables à l’alcool en 2009 (36 500 chez les hommes et 12 500 chez les femmes) retrouvés dans l’étude de Catherine Hill et coll. déjà publiée dans la revue « European Journal of Public Health ».

Les données sur les usages d’alcool au cours de l’adolescence ont été obtenues à partir de l’analyse de deux enquêtes scolaires internationales, Espad chez les lycéens (2011) et HSBC chez les collégiens (2010). Stanislas Spilka et coll. soulignent que « l’alcool est la substance psychoactive la plus précocement expérimentée à l’adolescence, souvent dans le cadre familial ». Ainsi 59 % des élèves de 6e déclarent avoir déjà bu une boisson alcoolisée. La proportion progresse au cours des « années collège » pour atteindre 83 % des élèves de 3e et 93 % des élèves de terminale.

Bières et alcools forts

Les boissons alcoolisées les plus prisées varient en fonction de l’âge : le cidre et le champagne arrivent en tête chez les collégiens, tandis que les lycéens mentionnent les bières et les alcools forts, avec un petit bémol chez les jeunes filles en ce qui concerne la bière.

« L’adolescence se révèle surtout une période où les premiers comportements d’alcoolisation parfois excessifs peuvent apparaître », relèvent les auteurs. La part de ceux qui déclarent avoir déjà connu une ivresse augmente rapidement pendant les années de collège et de lycée : alors que 7 % des élèves de 6e admettent avoir déjà été ivres, le taux atteint 17 % en 4e et 69 % en terminale (multiplié par 10 entre la 6e et la terminale). Marginales jusqu’à la classe de 5e (5 %), les ivresses déclarées lors du mois écoulé progressent rapidement jusqu’à la classe de 1re, de 7 à 27 % des élèves. L’absorption d’au moins un verre d’alcool au cours du mois précédant l’enquête progresse, elle aussi, très nettement entre la classe de 4e et celle de 1re, passant de 39 à 79 % des élèves et se stabilise en terminale. Quant à l’usage régulier (au moins 10 fois lors du mois précédant l’enquête), il passe de 3 % en 4e à 24 % en terminale.

 Dr LYDIA ARCHIMÈDE
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 4 Commentaires
 
11.05.2013 à 12h37

« On observe toute cette dérive depuis des années et que fait-on pour la santé des collégiens et lycéens?, la Médecine scolaire n'a aucun moyen...
Médecin. »

Répondre
 
11.05.2013 à 12h35

« La pratique sportive effectivement a fait ses preuves sur le risque moindre de devenir un buveur régulier !
Médecin. »

Répondre
 
11.05.2013 à 12h34

« "Filles plus sensibles au cuites", est-ce parce que boivent plus ou plutôt parce que plus facilement ivres avec la même quantité, distinction indispensable sinon cela ne veut rien dire.
Profession: Lire la suite

Répondre
 
FREDERIC M Médecin ou Interne 08.05.2013 à 12h11

« Une information faite auprès de collégiens, il y a 5 ans, montrait dans l'auto-questionnaire qui leur était distribué que les fiilles étaient plus sujettes à des "cuites" et que les collégiens qui f Lire la suite

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