La vaccination contre le HPV ne dispense pas d’un dépistage régulier par frottis

La vaccination contre le HPV ne dispense pas d’un dépistage régulier par frottis

19.04.2013

L’Institut national du cancer (INCa) rappelle qu’il existe « deux leviers efficaces et complémentaires » pour se protéger contre le cancer du col de l’utérus. La vaccination, désormais recommandée pour les jeunes filles, dès 11 ans, et un dépistage par frottis tous les 3 ans, pour les femmes de 25 à 65 ans, « qu’elles soient vaccinées ou non », souligne l’INCa.

Dès le mois de juin, l’institut lancera une campagne d’information pour sensibiliser les femmes à l’importance de la prévention et du dépistage.

La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV), responsables de la majorité des cancers du col de l’utérus « est un réel progrès », indique l’INCA. « Pourtant, moins d’un tiers des adolescentes françaises sont aujourd’hui correctement vaccinées avec les 3 doses nécessaires », déplore l’INCa. La modification du calendrier vaccinal permet de profiter du rendez-vous vaccinal prévu pour le rappel dTcaP entre 11 et 13 ans ce qui permettrait d’améliorer la couverture vaccinale, un des objectifs du Plan cancer 2009-2013. « Il est important que les jeunes filles soient vaccinées avant d’être exposées au risque d’infection, c’est-à-dire avant le début de leur vie sexuelle », insiste l’institut.

Un frottis même après la ménopause

Toutefois « la vaccination ne dispense pas d’un dépistage régulier par frottis ». En effet, le vaccin ne protège pas contre tous les types de HPV oncogènes mais seulement contre le GHPV 16 et 18, responsable de 70 % des cancers du col de l’utérus. Le dépistage régulier est donc nécessaire.

Près de 60 % des femmes concernées se font d’ailleurs dépister. Mais nombreuses sont encore les femmes qui « n’ont pas ou peu de suivi gynécologique et ne se font pas régulièrement dépister », indique l’institut. Les freins au dépistage sont liés à l’âge (les femmes de plus de 55 ans se font moins dépister) ou à des facteurs socio-économiques et géographiques (départements à faible densité de gynécologues par exemple).

« Le suivi par frottis ne s’arrête pas à la ménopause... et ce, même en l’absence de rapports sexuels », précise encore l’INCa. Pour ce qui est des départements à faible densité de gynécologues, l’INCa rappelle que le dépistage peut aussi être réalisé par le médecin traitant ou une sage-femme.

Le cancer du col de l’utérus touche près de 3 000 femmes en France chaque année et est responsable de près de 1 000 décès.

 Dr LYDIA ARCHIMÈDE
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 5 Commentaires
 
26.04.2013 à 09h39

« La première cause de décès par cancer du col est l'absence de dépistage par frottis ou la fréquence insuffisante (au delà de 3 ans) . A nous d'être vigilant et de motiver les femmes pour le dépistag Lire la suite

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20.04.2013 à 18h06

« Il n'y a pas beaucoup de médecins généralistes qui pratiquent la gynécologie à leur cabinet et les sages-femmes ont autre chose à faire !!
Par contre les biologistes médicaux peuvent réaliser les fr Lire la suite

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20.04.2013 à 06h29

« Il est bizarre que l'Inca ne parle pas de la Biologie moléculaire (PCR HPV) dans le dépistage des HPV cancérogène. La plupart des pays l'adoptent en premier ligne de dépistage sauf la France. Comme Lire la suite

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19.04.2013 à 21h06

« Cette vaccination est une véritable imposture. La honte est à son comble quand l'âge minimum vient d'être abaissé afin de vendre davantage de vaccins. Les parents sont sous l'empire de la peur car i Lire la suite

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ALAIN R Médecin ou Interne 21.04.2013 à 15h31

« Pourquoi ? Ne pas faire le vaccin contre le papilloma virus chez l'enfants de 11 ans ? Et même plus tard ? »
AR, pédiatre

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