Urgences fermées : bras de fer entre la clinique de Cluses et l’ARS Rhône-Alpes

Urgences fermées : bras de fer entre la clinique de Cluses et l’ARS Rhône-Alpes

20.03.2013
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La clinique de l’Espérance, à Cluses (Haute-Savoie), porte décidément mal son nom. Elle avait déjà perdu sa maternité en 2009. Jeudi dernier, ses urgences ont fermé. Une décision de l’Agence régionale de la Santé Rhône-Alpes, qui n’a pas renouvelé leur autorisation.

Une inspection administrative conduite en 2012 avait conclu que le service ne remplissait pas franchement un rôle d’urgences 24H/24. À la place, l’ARS propose la mise en place d’un centre de soins de premier recours.

L’établissement privé est l’unique offreur de soins hospitaliers sur Cluses (17 000 habitants). Détenu par le groupe Kapa santé, son avenir est clairement menacé. Kapa santé, si l’ARS maintient sa décision, envisage un dépôt de bilan pour la clinique. Qui, outre ses urgences, dispose d’un plateau technique complet. Différentes chirurgies sont assurées : ORL, digestive, orthopédique, urologique... Quatre-vingt salariés risquent de se retrouver sur le carreau.

L’ARS veut raboter sa dotation

Au cœur de la polémique se niche un enjeu financier. L’ARS veut diviser par trois l’aide financière qu’elle verse à la clinique pour assurer la permanence des soins. Aux yeux de Kapa santé, la perte financière n’est pas soutenable, pas plus que la transformation des urgences en centre de soins non programmés n’est justifiée. Des tractations seraient en cours ; ni le groupe, ni la clinique ne tiennent pour l’heure à réagir davantage.

« Le secteur de l’hospitalisation privée est attaqué de toutes parts, commente ce patron d’un autre groupe de cliniques privées. Cette décision s’ajoute à celles de Limoges et Paray-le-Monial. On voit bien, depuis plusieurs mois, que les ARS remettent en cause les autorisations accordées au privé. Dans certaines régions, l’accès aux soins recule et les patients se trouvent pénalisés. Ces décisions locales sont en complet décalage avec le discours national visant à lutter contre les déserts médicaux. »

Localement, l’émoi est grand. « Ça tombe bien, ironise cet internaute sur le site de France 3, à Cluses nous avons déjà une pénurie de médecins généralistes, ce qui fait que même si vous avez la chance d’en avoir un, vous n’avez pas de rendez-vous avant minimum 2 jours. S’ils ferment les urgences, on fait comment, automédication ? Révoltant ! ».

DELPHINE CHARDON
Source : Lequotidiendumedecin.fr
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