Tarifs : l’UMESPE mise sur le C3 pour revaloriser les consultations complexes des spécialistes

Tarifs : l’UMESPE mise sur le C3 pour revaloriser les consultations complexes des spécialistes

13.03.2013
  • umespe

L’UMESPE-CSMF a lancé ce mercredi une « opération vérité des prix » des actes médicaux. Son président, le Dr Jean-François Rey, gastroentérologue, a justifié cette opération en dénonçant « le blocage tarifaire total des actes techniques depuis 20 ans. »

« Ce blocage est d’autant plus exaspérant que depuis trois ans, les médecins de ville ont bien mieux respecté l’objectif national de dépenses d’assurance-maladie (ONDAM) que les structures hospitalières publiques », a-t-il ajouté.

Sur les actes cliniques, le syndicat souhaite « définir une classification des actes de consultation correspondant à une médecine moderne ». Pour ce faire, les spécialistes misent sur la création d’un C3 pour les consultations cliniques complexes.

Jusqu’alors réservé aux PU-PH, le C3 (69 euros) appliqué aux libéraux est, selon l’UMESPE, la réponse appropriée pour « une juste rémunération d’actes cliniques longs, parfois pénibles, justifiant un effort intellectuel soutenu de la part du médecin ».

Bilan exhaustif

Sur le plan médicoéconomique, le C3 permettrait « de résoudre des problèmes diagnostiques complexes », de « définir une conduite thérapeutique en concertation avec le patient » (dans la prise en charge précoce d’une affection longue durée, par exemple) et de « limiter le recours à l’hospitalisation complète ou de jour ».

« Il s’agit d’un bilan clinique et paraclinique exhaustif, ce qui explique sa densité », a commenté le Dr Claude Colas, secrétaire générale du syndicat et endocrinologue.

Le C3 pourrait représenter 10 % de la part d’activité en moyenne des spécialistes et être réalisé une à deux fois par an et par patient. Pour certaines spécialités, la proportion de C3 pourrait être supérieure et atteindre 80 % des actes en médecine interne, de 30 % à 50 % en psychiatrie et de 30 % à 40 % en neurologie.

La mise en place des consultations longues figure parmi les pistes de la CNAM pour valoriser les cliniciens.

 A.B.-I.
Source : Lequotidiendumedecin.fr
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