Maladie coronarienne et antécédent d’AVC : cocktail explosif

Maladie coronarienne et antécédent d’AVC : cocktail explosif

15.02.2013
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Des Français, en collaboration avec des équipes d’autres pays, montrent chez des patients coronariens que, en cas d’antécédent d’AVC (accident vasculaire cérébral) ou d’AIT (accident ischémique transitoire), il existe un risque plus élevé d’accidents cardio-vasculaires mais aussi d’AVC hémorragiques. La prise en charge de ces patients représente donc un défi.

Il faut rappeler :

– que les maladies cardio-vasculaires et cérébro-vasculaires représentent les deux premières causes de mortalité dans le monde ;

– qu’elles sont parfois associées et que cette association constitue un risque considérable ;

– que les médicaments antithrombotiques sont utilisés dans la maladie coronaire ;

– que plusieurs essais randomisés évaluant de nouveaux traitements antithrombotiques chez des patients coronariens ont mis en évidence qu’un antécédent d’AVC ou d’AIT constitue un indicateur d’augmentation du risque d’hémorragie intracrânienne.

Un suivi de quatre années

C’est dans ce cadre que se situe la nouvelle étude émanant du service de cardiologie de l’hôpital Bichat et de l’unité mixte INSERM 698 AP-HP, Université Paris-Diderot) en association avec plusieurs équipes internationales.

Ce nouveau travail a consisté à suivre pendant quatre années 26 389 patients coronariens issus du registre international de patients athérothrombotiques REACH ; l’objectif était de caractériser de façon très précise le risque ischémique et hémorragique associé à un antécédent d’AVC ou d’AIT chez les patients coronariens.

La difficulté de prise en charge

Premier résultat : 4 460 patients, soit 17 % de la cohorte, avaient un antécédent d’AVC ou d’AIT. Deuxième résultat : cet antécédent d’AVC ou d’AIT était associé à une augmentation de plus de 50 % du risque de décès, d’infarctus ou d’AVC, à savoir une augmentation non seulement du risque d’AVC ischémique mais aussi du risque d’AVC hémorragique. Troisième résultat : un traitement antiplaquettaire ou anticoagulant fortement dosé est associé à une augmentation particulièrement élevée du risque hémorragique.

On l’a compris : les conclusions de cette étude sont importantes : elles soulignent la difficulté de prise en charge de ce type de patients et « démontrent la nécessaire sélection du traitement antithrombotique. Des essais cliniques complémentaires sont en cours pour tester de nouvelles stratégies de traitement chez ces patients », explique le Pr Steg (service de cardiologie, hôpital Bichat).

Gregory Ducrocq, Pierre Amarenco, Julien Labreuche et coll. Circulation.

 Dr EMMANUEL DE VIEL
Source : Lequotidiendumedecin.fr
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18.02.2013 à 03h42

« Alors on fait comment ? »

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