Infections ostéo-articulaires à l’hôpital : un taux de létalité estimé à 4,6 %

Infections ostéo-articulaires à l’hôpital : un taux de létalité estimé à 4,6 %

05.02.2013
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Le « Bulletin épidémiologique hebdomadaire » publie ce mardi le bilan national de la surveillance hospitalière des infections ostéo-articulaires (IOA) en France. L’enquête réalisée à partir des données 2008 du PMSI, la première de cette ampleur jamais réalisée, a permis de confirmer leur poids médico-économique. Les IOA, incluant les arthrites septiques, les ostéomyélites et les spondylodiscites, sont une cause fréquente de morbi-mortalité et une complication redoutée dans le cadre d’une d’intervention chirurgicale. Leur prise en charge adéquate fait partie des mesures inscrites dans le programme national de lutte contre les infections nosocomiales.

En 2008, elles ont concerné 28 453 patients (36 091 séjours sur 16 millions de séjours hospitaliers en France), soit 0,2 % des séjours, 1 % des journées et 0,5 % de la létalité hospitalière. Le taux de mortalité des IOA de 4,5 % est « bien supérieur au taux de létalité hospitalière, toutes pathologies confondues (3,4 %) », soulignent les auteurs, Leslie Grammatico-Guillon et coll. Selon leurs estimations, les dépenses pour l’assurance-maladie s’élèveraient à 259 millions d’euros, des dépenses sans doute sous-évaluées car, expliquent-ils, « nous n’avons mesuré que les coûts directs d’hospitalisation de soins aigus ».

Diabète et obésité

Leur prévalence de 54,6 pour 100 000 habitants augmente avec l’âge. Elle est 6 fois plus élevée chez les plus de 70 ans. L’âge moyen des patients était de 63,1 ans avec un sex-ratio H/F de 1,54. Au nombre des IOA, on trouve les infections sur articulation native mais aussi les infections sur matériel prothétique (IMOA) qui représentaient un tiers des IOA. Quand un germe était codé (dans seulement 39 % des résumés de sortie), Staphylococcus sp. était présent dans deux tiers des cas (66 %). Dans près de la moitié des cas (47 %) une comorbidité était présente. « Notre étude souligne la plus grande fréquence du diabète et des ulcères (affections des parties molles souvent en lien avec le pied diabétique) dans les IOA natives, et de l’obésité dans les IMOA, possiblement en lien avec un nombre plus important de prothèses dans cette population », indiquent les auteurs. Selon eux, la prévalence des IOA en France « risque d’augmenter » dans les prochaines années avec l’augmentation du nombre des arthroplasties. D’où l’importance des centres de référence pour le traitement et la prise en charge des infections ostéo-articulaires complexes créés en 2009.

 Dr LYDIA ARCHIMÈDE
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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