Boire pendant la grossesse altère les performances fœtales

Boire pendant la grossesse altère les performances fœtales

18.09.2012
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Les fœtus exposés à l’alcoolisme maternel présentent plus de difficultés d’apprentissage dès la période in utero. Une équipe de Belfast vient de montrer chez une petite cohorte de femmes enceintes non fumeuses que la prise d’alcool altère sensiblement les capacités d’habituation des bébés, cette forme d’apprentissage qui passe par l’exposition répétée et qui permet de diminuer l’intensité de la réponse au stimulus l’ayant déclenchée.

Dans cette étude irlandaise, les bébés exposés de façon itérative et régulière à un son bruyant ont mis plus de temps à s’y habituer, c’est-à-dire à reconnaître le caractère inoffensif du stimulus et à ne plus bouger en tous sens à son écoute.

Alcoolisme chronique et binge drinking

A l’aide de questionnaires remplis à 12-14, à 18-20 et à 34 semaines de grossesse, 78 femmes ayant consulté à la Royal Jubilee Maternity Service étaient réparties en 5 groupes selon la quantité d’alcool consommée, dont 1 groupe de 30 abstinentes ( !). Les performances fœtales étaient mesurées à l’échographie à 3 occasions espacées d’au moins 7 jours, à partir de 35 semaines de grossesse. « Les bébés de mère consommant 5 à 10 verres par semaine ou ayant bu en binge drinking plus de 20 verres sur une semaine ou sur 2 ou 3 jours mettent significativement plus de temps à s’habituer, explique le Dr Leader, l’un des auteurs seniors. L’étude montre aussi que le binge drinking est associé à une plus grande variabilité dans l’apprentissage fœtal. »

Le "zéro alcool" toujours recommandé

« L’habituation est un processus psychologique fondamental mais complexe, qui contrôle le flux d’information dans le cerveau », explique le Pr Peter Hepper de la Queen’s University de Belfast et l’un des auteurs de l’étude. Ce processus d’apprentissage vise à nous alléger d’une attention inutile et nous permet de se concentrer sur autre chose. « Il existe une grande variabilité de l’habituation entre différents individus exposés à l’alcool », ajoute le Dr Leader. Mais en attendant d’en savoir plus, étant donné l’impossibilité de déterminer un niveau tolérable en cours de grossesse, les auteurs rappellent la nécessité de continuer à prescrire le zéro alcool aux femmes enceintes.

Alcoholism : Clinical and Experimental Research, édition avancée en ligne, publication de décembre 2012.

Dr Irène DROGOU
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 2 Commentaires
 
19.09.2012 à 10h46

« J'ai 60 ans. Comme mes parents, j'ai toujours bu 2 verres de vin midi et soir, mes soeurs et moi avons fait des études supérieures, mes 3 enfants aussi malgré mes coupes de champagne aux mariages. E Lire la suite

Répondre
 
19.09.2012 à 06h25

« Et pendant ce temps là l'alcool est toujours vendu avec TVA pour l'ETAT démissionnaire ! »

Répondre

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