Le coût sanitaire de la pollution atmosphérique avéré dans neuf villes françaises

Le coût sanitaire de la pollution atmosphérique avéré dans neuf villes françaises

11.09.2012
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Les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé en France sont réels et permanents comme le montre un rapport de l’Institut de veille sanitaire (InVS) portant sur neuf villes françaises. Ces neuf villes (Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse) ont participé au projet européen Aphekom qui a évalué l’impact sanitaire et économique de la pollution urbaine dans 25 villes européennes - et dont les conclusions ont été rendues en mars 2011.

Tout en confirmant l’effet sur l’espérance de vie évoqué à l’époque, l’InVS revient aujourd’hui sur le sujet en détaillant l’impact en termes d’hospitalisations et de coût économique de cette pollution de l’air en ville.

Les neuf villes françaises, qui comptent au total 12 millions d’habitants, dont 6,5 millions dans la seule zone de Paris, présentent des valeurs de particules (PM2,5 et PM10) et d’ozone supérieures aux valeurs guides recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il s’agit de « valeurs d’exposition moyennes », rappelle Christophe Declercq, du département santé environnement de l’InVS, en soulignant l’existence d’une « forte hétérogénéité » selon les quartiers.

3 000 décès par an

Globalement, les bénéfices sanitaires et économiques seraient « tout à fait substantiels » sur l’amélioration de la qualité de l’air, indique l’InVS. L’espérance de vie à 30 ans pourrait augmenter de 3,6 à 7,5 mois selon la ville, « ce qui équivaut à différer près de 3 000 décès par an », si les concentrations moyennes annuelles de PM2,5 respectaient la valeur guide de l’OMS (10 µg/m3). Pendant la période 2004-2006, le niveau moyen de PM2,5 variait de 14 à 20 µg/m3 selon la ville.

Près de 360 hospitalisations cardiaques et plus de 630 hospitalisations respiratoires par an dans les neuf villes pourraient être évitées si les concentrations moyennes annuelles de particules (PM10) respectaient la valeur guide de l’OMS.

Une soixantaine de décès et une soixantaine d’hospitalisations respiratoires par an pourraient être évités si la valeur guide de l’OMS pour le maximum journalier d’ozone (100 µg/m3) était respectée. Entre 2004 et 2006, la valeur guide journalière de l’ozone a été dépassée de 81 à 307 fois.

« Ces résultats confirment que les effets de la pollution atmosphérique sur la santé sont observés au jour le jour, pour des niveaux moyens de particules fines, en l’absence même de pics de pollution », selon l’InVS. L’Institut rappelle que l’Europe et les États membres travaillent actuellement à la révision de la directive européenne sur la qualité de l’air prévue en 2013.

STÉPHANIE HASENDAHL
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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