Congrès de l’ESC : un test pour évaluer la réponse au clopidogrel

Congrès de l’ESC : un test pour évaluer la réponse au clopidogrel

29.08.2012
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MADONNA, comme son nom ne l’indique pas, est une nouvelle étude présentée à l’ESC qui montre l’intérêt d’un traitement antiplaquettaire personnalisé en fonction des résultats à un test d’agrégométrie plaquettaire permettant d’identifier les patients non-répondeurs au clopidogrel au décours d’une angioplastie.

Des polymorphismes génétiques influençant le métabolisme hépatique du clopidogrel sont incriminés dans l’absence de réponse à cet antiagrégant plaquettaire, qui concerne un patient traité sur quatre. Dans les syndromes coronaires aigus, cette condition génère des complications, en particulier des thromboses de stent.

L’étude MADONNA (Multiple electrode Aggregometry in patients receiving Dual antiplatelet therapy) présentée par le Dr Siller-Matula (Autriche), premier auteur, a inclus 798 patients qui ont eu un test d’agrégation plaquettaire (MEA, multiple electrode aggregometry) avant angioplastie percutanée. Le test a permis d’identifier les patients répondeurs ou non au clopidogrel. Les patients étaient ensuite séparés en deux groupes, l’un ayant un traitement « guidé » selon les résultats du test, l’autre recevant le traitement standard, non personnalisé.

Un risque thrombotique multiplié par 7,9 pour les traitements non personnalisés

Dans le groupe traitement « guidé » (n = 403) les patients non-répondeurs au clopidogrel (26 %) recevaient soit 4 fois la dose de l’antiagrégant, soit un autre antiagrégant, en l’occurrence le prasugrel. Dans le groupe traitement « non guidé » (n = 395), les non-répondeurs au clopidogrel (25 %) recevaient le traitement de référence associant clopidogrel et aspirine.

Les résultats montrent que les patients du groupe « non guidé » avaient un risque de thrombose de stent multiplié par 7,9 par rapport à l’autre groupe (1,9 % versus 0,2 % ; p = 0,027). De plus, aucun SCA n’est survenu dans le groupe traitement « guidé » contre 2,5 % dans l’autre groupe.

« L’introduction de ce test en pratique clinique est faisable, a précisé le Dr Siller-Matula. Proposer un traitement antiagrégant plaquettaire individualisé en fonction du résultat MEA est de plus économiquement rentable. »

 Dr ANNE TEYSSÉDOU-MAIRÉ
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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