Congrès de l’ESC : stent et arythmie, une double anticoagulation pourrait suffire

Congrès de l’ESC : stent et arythmie, une double anticoagulation pourrait suffire

28.08.2012
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Chez les patients en arythmie ou porteurs de valves mécaniques devant être stentés, une double anticoagulation associant clopidogrel à un anticoagulant oral - omettant l’aspirine - pourrait suffire, puisqu’elle évite des saignements et des décès sans augmenter le risque de thrombose ni d’infarctus.

Classiquement les patients porteurs de valves mécaniques ou en arythmie chez lesquels un stent est mis en place, reçoivent une triple anticoagulation associant, d’une part, aspirine et clopidogrel pour diminuer les thromboses de stent et, d’autre part, un anticoagulant oral pour éviter les risques emboliques du trouble du rythme ou de la valve. L’étude néerlandaise WOEST (What is The Optimal antiplatElet and anticoagulant therapy in patients with oral anticoagulation and coronary StenTing) présentée par le Pr Willett Dewilde au congrès de l’European Society of Cardiology (ESC) qui se tient à Munich, vient de démontrer qu’une double anticoagulation serait suffisante.

Moins de saignements, d’infarctus, de décès

Débuté en 2008 et clos en 2011, l’essai a inclus 573 patients déjà traités par un anticoagulant oral pour fibrillation auriculaire ou prothèse valvulaire et devant être stentés, qui ont été randomisés prospectivement en 2 groupes : l’un recevant la triple anticoagulation classique associant clopidogrel-aspirine-AVK, l’autre soumis à une double anticoagulation omettant l’aspirine.

À un an après stenting, les résultats montrent que la double anticoagulation entraîne moins de complications hémorragiques que la triple : 19,5 % contre 44,9 % (HR = 0,36, IC à 95 %, 0,26-0,50), p ‹ 0,001). Le nombre de décès était également moins élevé dans le premier groupe : 2,6 % contre 6,4 % (HR : 0,39, IC à 95 % [0,16-0,93], p = 0,027).

La double anticoagulation n’a pas généré plus d’infarctus ou d’AVC, ni de thromboses de stents. Cette étude pourrait avoir quelques implications sur les recommandations à venir.

 Dr ANNE TEYSSÉDOU-MAIRÉ
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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