Le café se hisse au rang d’atout

Le café se hisse au rang d’atout

18.05.2012
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Boire du café pourrait ne pas nuire à la santé, selon une vaste étude prospective d’une population suivie pendant quatorze ans.

L’association entre la consommation de café et la mortalité globale ou spécifique restait incertaine.

Freedman et coll. ont examiné cette question en utilisant les données d’une très large étude prospective.

L’analyse porte sur plus de 402 000 participants (229 119 hommes, 173 141 femmes), âgés de 50 à 71 ans au début de l’étude, qui ont été suivis pendant quatorze ans.

Les participants avaient rempli un questionnaire initial sur leur mode de vie et leurs habitudes alimentaires. Leur consommation de café était évaluée selon 10 catégories de fréquence, allant de 0 à 6 tasses ou plus de café par jour. De plus, les sujets précisaient s’ils buvaient du café caféiné ou décaféiné.

Durant le suivi, 33 731 hommes et 18 784 femmes sont décédés.

Le tabagisme, facteur confondant

Dans une première analyse ajustée pour l’âge, le risque de décès était accru chez les buveurs de café. Toutefois, ceux-ci étaient plus susceptibles de fumer ; et après ajustement pour le tabagisme et d’autres facteurs confondants potentiels, l’analyse a révélé une association inverse entre la consommation de café et la mortalité.

Ainsi, les hommes qui boivent soit entre 4 et 5 tasses par jour, soit au moins 6 tasses par jour ont, respectivement, une mortalité de 12 % et 10 % plus faible, comparés à ceux qui ne boivent pas de café.

Pour ceux qui boivent soit 1 tasse de café par jour, soit 2 à 3 tasses par jour, la mortalité est de 6 % et 10 % plus faible, comparés aux non-buveurs.

Ces chiffres sont également retrouvés chez les femmes. Celles qui boivent soit entre 2 et 3 tasses de café par jour, soit 4 à 5 tasses par jour, soit encore au moins 6 tasses par jour ont, respectivement, une mortalité de 13 %, 16 % et 15 % plus faible, comparées à celles qui ne boivent pas de café.

Les mêmes associations sont observées que le café soit caféiné ou décaféiné, et les associations inverses s’observent dans de nombreux sous-groupes (non-fumeurs, ex-fumeurs, poids normal, surpoids, personnes en excellente santé au départ).

Enfin, des associations inverses sont observées entre la consommation de café et les décès par maladie cardiaque, par maladie respiratoire, par AVC, par blessures et accidents, par diabète, mais pas pour les décès par cancer.

Freedman et coll., New England Journal of Medicine du 17 mai 2012, p. 1891.

 Dr VÉRONIQUE NGUYEN
Source : Lequotidiendumedecin.fr
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21.05.2012 à 19h05

« Café américain (jus de pisse) ou nespresso ? »

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