Quatre ONG appellent à la refonte des dispositifs de sécurité sanitaire

Quatre ONG appellent à la refonte des dispositifs de sécurité sanitaire

17.04.2012
Pour éviter de nouvelles crises sanitaires, quatre ONG ont interpellé les candidats à la présidentielle, en demandant une refonte du système de sécurité sanitaire.
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Bisphénol A, Médiator ou amiante, pour prévenir de nouvelles crises et mettre sur pied un « droit protecteur du citoyen basé sur le principe de précaution », Générations Futures, Écologie sans frontière, Réseau environnement santé et Robin des toits ont proposé 25 mesures.

Le principe de précaution, dans les faits, « n’est pas véritablement mis en œuvre puisque des technologies majeures comme la téléphonie mobile, les nanomatériaux ou les OGM sont développés sans évaluation », ont souligné les associations. Elles proposent la création d’un Institut de veille environnementale, comme prévu par le Grenelle de l’environnement, et la mise en place un institut de recherche en santé environnementale. Les ONG proposent au passage de rattacher la direction générale de l’alimentation au ministère de la santé, alors qu’elle dépend aujourd’hui du ministère de l’agriculture, et demandent un durcissement des conditions d’évaluation et de mise sur le marché des produits cosmétiques.

De manière générale, ces lanceurs d’alerte demandent que l’impact sanitaire des politiques publiques soit évalué a priori, mais aussi que les dispositifs médicaux soient évalués selon le même principe que les médicaments. Ils plaident également pour qu’un volet environnement soit ajouté à tous les plans nationaux de lutte : contre le cancer, la maladie d’Alzheimer, l’autisme ou encore l’obésité.

Un courrier à l’ANSES

Les quatre ONG se sont aussi penchées sur les maladies environnementales émergentes et proposent qu’un plan spécifique soit mis en place, dans lequel figurerait en bonne place l’hypersensibilité aux champs électromagnétiques. Sur ce sujet, l’association Robin des toits a demandé à l’ANSES, dans un courrier, qu’une étude d’impact en termes sanitaires et d’exposimétrie soit menée avant la mise en place du réseau 4 g. Dans sa réponse, l’agence nationale de sécurité sanitaire a expliqué qu’elle « n’a pas vocation à autoriser réglementairement le déploiement de cette nouvelle technologie », mais a transmis la requête de l’association au ministère de l’écologie. L’Agence a également précisé que la question de l’impact de la téléphonie mobile sur la santé et l’environnement était au cœur de ses préoccupations. Robin des toits a déploré dans un nouveau courrier le fait, qu’encore une fois, « personne ne s’estime investi d’une mission de régulation. »

C. R.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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