Vu sur le Web : France Inter en direct de l’hôpital de Gonesse

Vu sur le Web : France Inter en direct de l’hôpital de Gonesse

03.04.2012
La radio publique a consacré ce mardi matin une émission spéciale à l’hôpital public, depuis le centre hospitalier de Gonesse. L’intégralité est à (ré)écouter en podcast.
  • 1333465307338971_IMG_81394_HR.jpg

En pleine campagne présidentielle, France Inter a choisi de consacrer sa matinale (7-9 h) au service public de santé. La rédaction s’est installée au cœur du centre hospitalier de Gonesse, dans la banlieue nord-est de Paris. Cet établissement, qui comprend 940 lits, accueille chaque année 54 000 patients et enregistre près de 95 000 passages aux urgences.

L’émission est disponible dans son intégralité sur le site de France Inter. La radio donne la parole à Jean-Pierre Burnier, directeur du Centre hospitalier de Gonesse, au Dr François Venutolo, médecin-anesthésiste, chef du service d’anesthésie, à Mohammed Farid, infirmier au service des urgences et au Pr André Grimaldi, chef du service de diabétologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

« Tout le monde ne parle plus que de rentabilité »

Au micro de France Inter, ils témoignent des problèmes quotidiens de l’hôpital public : pénurie de personnel, engorgement des urgences, vétusté des équipements, dérives du système de tarification à l’activité qui débouche parfois sur la course à la rentabilité… « Tout le monde ne parle plus que de rentabilité, s’alarme le Pr Grimaldi. Ce n’est pas raisonnable. » Les invités abordent aussi la question de l’exercice libéral en milieu hospitalier, un sujet polémique sur lequel les candidats à la présidentielle restent très prudents.

France Inter ouvre aussi son micro aux patients, qui se tournent presque systématiquement vers le service des urgences de l’hôpital, parce que « c’est plus pratique », parce qu’« il n’y a pas d’argent à avancer »… ou tout simplement parce que la médecine de ville est insuffisante. Le service des urgences pédiatriques est ainsi particulièrement sollicité dans une ville où exerce un seul pédiatre. En 2006, l’hôpital de Gonesse enregistrait 14 000 urgences pédiatriques. Cinq ans plus tard, il en comptabilise 23 000. « L’engorgement des urgences est réellement l’une de nos grandes problématiques », reconnaît Jean-Pierre Burnier, directeur du centre hospitalier de Gonesse. Le nombre de consultations dans ce service a en effet été multiplié par quatre en dix ans. Un problème qui touche tous les établissements publics et auquel devra s’atteler le futur président de la République.

A lire aussi notre dossier spécial Présidentielle

 STÉPHANE LONG
Source : Lequotidiendumedecin.fr

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Régime complémentaire et ASV : la retraite « en temps choisi » applicable dès 2017 !

CARMF Médecin retraite

Tout vient à point… Après l'échec en 2014 d'un premier projet de « retraite à la carte » (une réforme du seul régime complémentaire... 1

Contraception Essure : après le lancement d'une action judiciaire, le CNGOF appelle à un recueil fiable des données

Essure

Les micro-implants tubaires Essure de contraception définitive font l'objet d'une première action en justice en France contre le fabricant... Commenter

« Bref, je suis interne d’ortho », la parodie d’un étudiant visionnée près de 400 000 fois

En bref Interne en ortho

Rémi di Francia n’en revient pas. Sa vidéo parodique sur l'internat diffusée le 16 novembre dernier rencontre un énorme succès sur les... 9

A découvrir

l'annuaire du-diu

GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter

imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter